Huns, avaient cherché un refuge dans ces lieuxdéserts et inexpugnables, étaient les seuls quifussent restés libres au milieu de la servitude gé-nérale.
Me voici installé dans la meilleure chambre dela maison de M. le landamman qui cumule ici,comme dans beaucoup d’endroits , les fonctions depremier magistrat et celle d’aubergiste. Devant saporte s’élève un grand sapin ébranché, d où pendun drapeau aux couleurs du canton. Un secondbâton, fiché à côté de celui auquel tient le dra-peau , indique que c’est pour la seconde fois quemon hôte jouit de la distinction qui lui a été con-férée par le suffrage de ses concitoyens. Il mesufiitde jeter un coup d’œil sur tous ces arbres élevésdevant les maisons les plus apparentes, pour pou-voir compter les familles influentes de cette petiterépublique, et déterminer le degré de considéra-tion et de confiance dont chacune d’elles a été ap-pelée à jouir. En me promenant, de long en large ,dans mon appartement, tout lambrissé en bois desapin, et dont ma tête effleure le plafond égale-ment en menuiserie , je m’arrête à l’une de messix petites fenêtres carrées, pour voir exercer , surla place de l’église, la force armée, ou plutôt lecorps de réserve de l’arrondissement, dont le con-