- 33g -
étrangers qui se rendent dans la Haute-Italie ouen reviennent. Le canton des Grisons qui l’a faitconstruire à ses frais, aidé par le roi de Sardaigne ,pour les états duquel elle ouvrait un débouchéimportant, a eu à vaincre d’incroyables obstacles,suscités par le gouvernement autrichien et parcelui du Tessin qui avait été gagné. Les autrescantons de la Suisse , dans un esprit peu fédéralet dans des vues d’intérêts locaux, lui ont refuséleur appui, et il a fallu que ce petit état triom-phât, par ses seuls moyens et par une grandeforce de volonté, des difficultés sans cesse renais-santes qu’on lui opposait. Une telle persévéranceet une telle unanimité, dans une république fé-dérative, me semblent un fait à noter.
Quand on a manqué les glaciers du Rhin , cettevallée d’Hinterrhein , aride et désolée, n’a rienqui puisse retenir le voyageur ; je songeai en con-séquence à rentrer dans le monde civilisé , c’est-à-dire à m’acheminer vers Coire , chef-lieu du can-ton. Je ne sais pas marcher sur les routes caros-sables ', je m’y ennuie, et partout je m’y fatigue ;d’ailleurs on y perd son temps. Le petit chariot àfoin de mon hôte , transformé en char-à-banc, au
i. Du mot italien ccirozzalilc qui nous manque.
•*