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d’outrage, réclamèrent avec force pour le main-tien de leurs droits.
On trouve, en général, dans ce canton bienpeu d’industrie; les objets de première nécessité,jusqu’aux écuelles de terre, viennent de l’étran-ger, et il s’importe annuellement pour 700,000francs de blé, tandis que, sur cet article, le paysserait en état de pourvoir h ses besoins, sans l’apa-thie et l’esprit de routine des habitans. Ils n’ontmême pas de tanneries et vendent leurs peauxcrues à leurs voisins, desquels ils les achètent pré-parées. Le canton renferme, dit-on, des sourcessalines et des richesses minérales de toutes sortes ,non exploitées par l’effet de la même cause, etpeut-être aussi par la faute des institutions qui pa-ralysent l’action du gouvernement et tendent à sa-crifier l’intérêt public aux intérêts locaux. C’estainsi que la route admirable que je viens de par-courir a rencontré des difficultés incalculablesdans l’opiniâtre et aveugle résistance de quelquescommunes qu’elle devait traverser et de quelquesautres qu’elle laissait de côté; les unes et les autrescroyaient y voir leur ruine prochaine. Un grandnombre d’habitans des hautes vallées de l’Ober-land et de l’Engadine émigrent en pays étrangeroù ils prennent du service, ou exercent les pro-