sont investis du pouvoir suprême Les affairesd’intérêt général se traitent par un grand-conseilcomposé des députés nommés par les bourgeois,sans distinctions ou privilèges aucuns. A en jugerpar l’état arriéré du pays, cet ordre de choses neserait pas très profitable en pratique, et les habi-tans paieraient cher l’honneur d’exercer, dans laréalité et par eux-mêmes, la souveraineté populaire,dont ils ont à faire acte plusieurs fois dans l’année.Leur méfiance ombrageuse, qui les porte à renou-veler annuellement le petit-conseil , auquel estconfié le maniement des affaires publiques, sous lecontrôle du grand-conseil, les empêche de main-tenir plus d’un an en fonctions les membres char-gés des diverses branches de l’administration. Ons’embarrasse peu que ces places soient bien oumal remplies , pourvu que ceux qui les occupentn’aient pas le temps, en se mettant parfaitementau courant de leur besogne, de se rendre néces-saires et d’acquérir une popularité qui porteraitombrage à l’esprit inquiet d’indépendance dontsont animés ces républicains. C’est par suite d’untel système, que M. le marquis de Salis m’a dit
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