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hommes, et se portent sous les murs de Mayenfeld.Le général autrichien fait de vains efforts pourcomprimer ce mouvement redoutable que Venise et les cantons protestans appuient, en secret, pardes secours d’argent et d’hommes. Le baron Ro-dolphe de Salis est élu commandant en chef; larésistance s’étend, s’organise sur un plan régulier^Trois cents hommes, tant Autrichiens que Tyro-liens , tombent, près de Mayenfeld, sous les mas-sues vengeresses, et les Prettigauviens portent lesiège devant Coire même, qu’occupait une fortedivision d’Espagnols . A la suite de plusieurs enga-gemens partiels, dans lesquels les héroïques mon-tagnards obtiennent constamment l’avantage, lagarnison de Mayenfeld, forte de huit cents hommes,capitule et évacue le pays ; celle qui occupait lechâteau fortifié de Tiefcasten, et qui était d’unnombre à peu près égal, ne tarde pas à avoir lemême sort. Enfin les paysans victorieux cernent laville de Coire et forcent Baldiron et le général es-pagnol Delmonte à sortir du pays avec les deuxmille cinq cents hommes qu’ils commandent ; illeur faut, de plus, s’engager, par serment, à neplus porter les armes contre les Grisons , ni contreceux des cantons suisses qui les avaient assistés dansl’œuvre de leur délivrance. Ces glorieux résultats
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