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de rate. On montre également ici les vases qui,assure-t-on, ont servi au miracle des noces deCana.
J’ai dit librement ce que je pensais du grandlac; mais c’est avec moins de confiance que j’aihasardé mon opinion sur le petit. Je crains d’a-voir été influencé, à mon ilisu, en en parlant, parle souvenir de la cordiale hospitalité que j’ai reçuesur ces bords, où j’ai goûté, pendant quelquesjours, les douceurs d’une vie de château à laquellel’esprit aimable, le caractère affectueux, les soinsprévenans de la châtelaine d’Arenenherg prêtentencore un nouveau charme. C’est ici que je mesuis vu à même de juger combien on est heureux,dans les grands changemens de position, de pos-séder cette noble et précieuse faculté, cette forcemorale qui, n’ayant pas besoin d’aller chercher deconsolations dans Sénèque , sait nous placer, pourainsi dire, comme spectateurs désintéressés, endehors des événeinens au milieu desquels nousavons vécu et par lesquels nous avons souffert;qui nous empêche d’empoisonner, parle souvenirde ce que nous avons perdu, la jouissance desbiens qui nous restent, et nous élève au-dessusde l’opinion du monde oublieux ou prévenu quenous excusons, loin de nous irriter contre lui; il