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« gemeinde , ils n’en sont pas moins nos alliés et« nos frères, et nous leur devons aide et assis-« tance. » Je dois ajouter cependant que la con-duite postérieure de ce même canton, dans le coursde cette guerre , ne fut pas digne de ces généreusesparoles.
La partie du Toggenbourg que j’ai traversée,en me rendant à Utznach , n’a rien d’intéressant ;c’est, jusqu’au sommet de la colline du Hummel-wald, une vallée plate, monotone et marécageuse ,sur laquelle s’élèvent des habitations assez pauvres ;le Bas-Toggenbourg est bien plus riche et pluspittoresque. En descendant à Utznach, la vue quis’étend sur une portion du lac de Zurich et surles montagnes qui l’encadrent, est assez remar-quable, mais une fois au bas, on est attristé parla vue des marais dont on longe les bords jusqu’àWesen. Cette misérable petite ville a été, presquesimultanément, victime des ravages de la guerre,des inondations et de la fièvre causée par les exha-laisons délétères qui empoisonnaient l’air avantque le cours de la Linth n’eût été détourné et rec-tifié par les utiles travaux de M. Escher de Zurich 1 .
i. Il reçut à cette occasion le nom d’Escher de la Lintli ,tous lequel on le désigne communément aujourd’hui.