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vallée supportèrent impatiemment ce changementde domination, et protestèrent, par de fréquenssoulèvemens, contre le droit dè leurs nouveauxmaîtres ; il est vrai de dire qu’ils n’avaient pas ga-gné au change. A une époque plus récente, le vil-lage de Faïdo , que j’ai traversé, fut le théâtred’une scène tragique qui dut faire tAe profondeimpression dans le pays. Il setait révolté de nou-veau au milieu du 18 siècle; le canton d’Uri litdescendre du Saint-Gothard des forces considé-rables, et les sujets italiens des républicains suisses furent battus à la première rencontre. On les ras-sembla, au nombre de trois mille, daris la plainede Faïdo , entourés d’hommes armés. Le com-mandant de l’expédition, assisté d’un commis-saire, leur fil prêter un serment, en vertu duquelils renonçaient aux droits et franchises qui leur
vl Lianes, et comportait icelle bande seix, voire octe mille,a porchassant et depiescailt, deçà de là , les domizels et gensvl d’armes du doue , si que vaux et cliastels furent priùs et« saugnés. Ce oyant et vedant le canteleux sire, et que temps« prou ne avoit de encheviller novelles praticques et desleal-« tés , fut contrainct bramer miséricorde, nlesmement bailler« une charrée de florihs Lianes et testons, et de se desporler« des terres et droictures que il avait méchamment invadi. »(Chronique du chapitre de Neufchâtcl.)
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