d’eflorts, un ensemble dans le plan, une persis-tance dans l’exécution qu’on ne peut raisonnable-ment attendre des populations morcelées de cemalheureux pays. « Ce qui nous manque surtout,a me disait un Milanais, c’est un centre, ce sont« les moyens de créer une nationalité italienne.« Nous avons bien des Romains, des Napolitains,« desSiennois, des Florentins, etc., mais nous n’a-« vons point d’Italiens. «iVotre pays est en proie à« cet esprit rétréci de localité que vous désignez en« français par le mot d’esprit de petite ville, et ila n’y a, pour ainsi dire, rien de commun entrea nous autres Milanais et les habitans de Venise et« de Vérone ; à proprement parler, nous n’avons« point de patrie. L’empereur Napoléon eût pu« nous aider à nous en faire une, c’eût été un im-ii mense bienfait. Mais ce n’était pas son affaire,h il n’aimait pas à ressusciter les nations; notreh exemple et celui de la Pologne en font foi. Il a« donc mieux aimé nous dépécer, pour faire un<i royaume d’Italie, un royaume d’Etrurie , unh royaume de Naples , vains fantômes d’états quik sont tombés dès que la force qui les avait appe-« lés à une existence factice n’a plus été là poura les soutenir. On eût pu nous sauver alors; auif lieu de cela on a appliqué, à nos dépens, un
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