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« et de confiance sont remplis par des étrangers« qui dépensent peu et emportent leurs écono-« mies. Nous le leur pardonnerions encore si l’air« de supériorité insultante qu’ils affectent, si la« surveillance ombrageuse dont ils nous entou-« rent, n’étaient pas toujours là comme pour nous« empêcher d’oublier que les relations qui existent« entr’euxetnous, sont celles des vainqueurs à l’é—h gard des vaincus. Enfin, pour me servir d’une« expression énergique de notre Dante : « Ada ognuno puzza questo barharo domenio. »
Je suis allé, pour l’acquit de ma conscience,voir la fameuse bibliothèque Ambrosienne, quipasse pour la plus riche en manuscrits après celledu Vatican . Elle renferme un grand nombre de cescurieux palimpsestes, ou manuscrits deux fois grat-tés , dans lesquels on découvre, sous le latin desrituels et antiphonaires du 12 e siècle , de précieuxfragmens des anciens auteurs encore lisibles. C’estainsi que M. Angelo-Maï est parvenu à retrouverdes morceaux étendus de plusieurs harangues deCicéron , que l’on croyait perdues. Il a décou-vert également ici des fragmens d’un texte de l’I-liade, présumé du 4 ' siècle, qui s’étaient conservésderrière une suite de vignettes et de dessins dontle manuscrit était orné. Quelque ignorant amateur