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dangereux. L’intérêt personnel a étouffé cet avis; dèsles premier* jours, les ingénieurs ont proclamé le peude viabilité des travaux, mais M. Rothschild étaitprivé de jouir de son chemin. Pour consolider le rem-blai, il aurait fallu dépenser quelques centaines demille francs de plus : la vie des hommes ne vaut pascela, sans doute. La prudence prescrivait de con-struire des garde-fous , mais l’économie était d’uuavis contraire. Qu’importe la vie des voyageurs à deshommes qui, avant l’exploitation, ont gagné en quel-ques mois plus que le chemin ne rendra jamais !
L’incroyable négligence du 10 juillet prouve l’im-prévoyance odieuse des agens juifs des juifs Roths child et Pereire. Qu’on ne fasse pas peser cependanttoutes les fautes sur de malheureux employés, lescoupables sont les chefs de l’administration. Honneurà la Presse indépendante, elle a loyalement réclamé.Justice pour les victimes. Quant à la presse vénale etcorrompue qui vit d’annonces et de feuilletons, quenous importe son criminel silence, elle est jugée auxyeux du pays : elle est complice, elle a reçu les trentedeniers, elle tient à faire son marché. Unissons-nousdonc au cri loyal du journal de Lille : « Tout celaest horrible et demande justice. Qu’une enquête aitlieu, que ces cadavres soient vengés, s’il y a impru-dence, que ces familles désolées et ruinées soient in-