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l'on voit sur les portes. Je mange seul dans unevaste salle dont le balcon donne sur la mer; onm’apporte huit ou dix plats parmi lesquels figuretoujours le foie de veau qui, semblable à celui deProinéthée, immortale jecur , semble, dans cepays, renaître à chaque repas, sous la dent duvoyageur rebuté; je n’ai jamais trouvé ce pauvrevautour aussi à plaindre, et je ne suis que médio-crement consolé par l’idée que ce mets est émi-nemment national. On mange aussi à Gènes ,comme une chose recherchée, de petites huîtresavortons, dont le goût, âcre et saumâtre, ré-volterait des palais habitués aux huîtres de (ban-cale. Dans chaque rue , on trouve des magasins deces pâtes en grand renom auprès des gastronomes;des gazes jaunes les préservent des atteintes desmouches et leur conservent leur couleur dorée.On vous sert, au café, pour le déjeûner, un fagotde bûchettes blanches, grosses comme le petitdoigt, et longues de deux pieds; ce sont autantde pains ( grissini ); en les supposant mis les unsau bout des autres, un homme de bon appétitpeut manger, avec son café, un demi-quart delieue de ce pain très léger et très délicat. Lesglaces, les sorbets et cette nombreuse variété debreuvages rafraichissans dans la préparation des-