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Second volume.
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naturel ignoble du plus ignoble mendiant, quin’aurait pas mangé depuis deux jours. Non con-tent de cela, il s’est mis à dévorer, avec une dé-goûtante avidité, le repas que lady Atbol s’em-presse de lui faire servir. J’étais révolté, tandis quela salle applaudissait avec enthousiasme,

J’ai examiné les étalages des libraires pour re-connaître quelle est, en Italie , la tendance litté-raire du moment, et pouvoir juger du degré desévérité de la censure sarde. J’ai remarqué beau-coup de traductions d’ouvrages scientifiques, etquelques publications originales du même genre,ainsi que des traités de législation et de philoso-phie. Quelques-uns des ouvrages de Byron , telsque le Giaour, Childe-Harold , le Corsaire étaientégalement en vente ; je n’ai pu m’assurer s’ilsavaient subi des retranchemens. Quant à WallerScott, il est traduit en entier. De toutes les publi-cations récentes, celle qui a le plus attiré l’atten-tion et fait le plus de bruit, tant dans le pays qu’àl’etranger, est, sans contredit, l’admirable livrede Silvio Pellico intitulé : Mes prisons ; cet ou-vrage, dont il a paru déjà quatre traductions enFrance ', est trop connu pour que j’aie besoin

i. J’en connais une cinquième en portefeuille et qui pro-bablement v restera fonte d'être arrivée assez, tôt. F.lle est