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Second volume.
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cas de tourmentes, recueillent les voyageurs. I>elongues perches sont plantées à vingt pas l’une del’autre pour guider ceux-ci, et les empêcher de seperdre, pendant l'hiver, au milieu de ces im-menses solitudes couvertes d’une neige épaisse quine leur permettrait plus de s’orienter. L’usage deces perches remonte à une époque fort reculée , etAmmien-Marcellin en parle comme étant déjàemployées de temps immémorial.

Pendant la dernière heure de montée, j’avaiseu une pluie fine, accompagnée de ces mauditesnuées traînantes qui, dans les pays de montagnes,font le désespoir des voyageurs. Parvenu sur lepoint culminant du passage, à peine eus-je jetéun coup d’œil sur le versant opposé, et commencéà jouir du magnifique tableau qui s’offrait à mesregards, du côté du Valais , que ces nuées, quiavaient semblé me poursuivre, m’atteignirent,s’abaissèrent en épais replis autour de moi, et cou-pèrent court à mon admiration. Je ne pus qu’en-trevoir rapidement le Haut-Valais et les cimeshardies des Alpes de l’Oberland , dont les neigeséblouissantes m’apparurent un instant au traversdes vapeurs. Au-dessous de moi brillait, à uneimmense profondeur, la petite Dllede Brigg éclai-rée par un ra\on de soleil qui perçait la nue. Il