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Second volume.
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fleuve destructeur, des travaux considérables quidépassent de beaucoup les moyens d’un peuplepauvre, et entraineraient, une fois faits, des répa-rations coûteuses. Il est de mode, en Suisse , etsurtout dans les cantons de Vaud et de Genève ,de déclamer contre la paresse et le défaut d’indus-trie des habkans du Valais ; il y a là , si je ne m’a-buse, préjugé de protestantisme, et l’on s’enprend à la religion catholique de ce qui est exclu-sivement le résultat nécessaire des circonstanceslocales. On compte aussi pour rien les suites rui-neuses de la guerre qui a désolé ce malheureuxpays, et l’effet énervant d’un climat humide etmalsain qui en rend les habitans maladifs et ôteau principe vital une partie de son énergie 11serait plus vrai de dire que la religion dominanted’un pays n’influe que très secondairement sur saprospérité, et les exemples abondent pour prou-ver cette assertion : dans l’Oberland , entièrementprotestant, la mendicité est générale. Le cantondeSchwytz, dont toute la population est catho-lique, offre, dans une moitié de son territoire,l’image de l’aisance, et dans l’autre celle de la mi-sère; la rive droite et la rive gauche du Khin sont,

i. Ceci s’applique surtout au Bas-Valais .