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Second volume.
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lages m’ont paru misérables, malpropres commela population qui les habite, et dont tous les indi-vidus semblent tenir, plus ou moins, du crétin etdu goitreux. Les enfans surtout m’ont frappé parleur teint blafard, leurs traits bouffis et leur ail-maladif. Ces pauvres gens, afin de mettre leur pe-tite provision de blé à l’abri de l’humidité de cesol spongieux, élèvent les baraques en bois, quileur servent de grenier, sur quatre piliers de deuxà trois pieds de haut. Mais un fléau, non moins re-doutable pour eux que l’humidité, les a mis dansla nécessité de renchérir sur cette première précau-tion. Il a fallu se garantir de la voracité des souris,et ils en sont venus à bout, en surmontant leurspilotis de larges pierres plates, qui débordent toutautour, comme le chapeau d’un champignon. Lagent trotte-menu , une fois arrivée à ce couronne-ment, s’y trouve arrêtée; c’est son necplus ultra.

Il existe, sur la rive gauche du Rhône , entreSion et Martigny , une commune d’Iserabloz, ha-bitée par une population laborieuse, aisée et d’unetelle innocence de mœurs, que la probité des pay-sans, aidée d’une simple taille en bois ‘, leur tient

i. Petite bûchette en partie double sur laquelle les bou-langers marquent le pain qu’ils ont fourni.