«« val. Il me respondit tout bas : nous appelions,
« en ce pays-ci, saincts tous ceux qui nous font«< du bien, et il fit cette belle église des Char-« treux, etc., etc. »
Pour mon compte, je n’ai pas grande foi auxsaints de ces temps-là, à ces puissans de la terre,sur le front desquels l’auréole remplaçait la cou-ronne. Que j’aime bien mieux ces pauvres et cou-rageux confesseurs, qui, forts de leur zèle et duDieu qui les envoyait, s’en allaient, une croix debois à la main , prêcher l’évangile à des peupladesbarbares, chez lesquelles il n’y avait rien à gagnerque le martyre !
Celui de la légion thébaine, ou plutôt thébéenne,a été, au milieu du dernier siècle, l’objet d’unepolémique historique et religieuse assez vive ;connue je n’ai lu ni la dissertation de Burnet quinie l’événement , ni celles du savant GeorgesHickes et du bénédictin dom Joseph de l’Isle quien démontrent l’authenticité, je n’ai rien à endire. Je me bornerai seulement à faire observerque la raison qu’allègue Voltaire pour démontrerl’impossibilité du fait, est une pauvre raison. S’ilétait venu^sur les lieux, il aurait vu qu’il y avaitplace ici pour une légion, et pour beaucoup plus,car ce n’est que dans la ville même de Saint-Mau-II.
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