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Second volume.
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218
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Certes, pour un enfant de seize ans, cela n’est passi mal ; et si ce n’est qu’une réminiscence, elleest du moins heureusement appliquée.

Le français est la langue généralement en usagedans le canton, c’est-à-dire dans les villes, car lespaysans parlent un patois presque inintelligiblepour nous. La plupart des mots sont dérivés dulatin, quelques-uns du grec et du celtique, à ceque prétendent les érudits. J’en ai retrouvé beau-coup qui appartiennent, sauf quelques altéra-tions, au patois bourguignon tel qu’il a été fixédans les Noels de Lamonnoye. Au reste, ils semodifient suivant les parties du canton ‘. La pa-rabole de VEnfant prodigue a été traduite, en pa-tois des Ormonts, sur la demande de l’académieceltique, laquelle a reconnu que c’était du fran-çais altéré; la construction et le glossaire sont lesmêmes. Quelques mots cependant ont été détour-nés de leur sens primitif, et, par exemple, si de

i. Je vais en donner quelques échantillons pour les ama-teurs : Egue, igue, évouè, ivoué (eau) ; fu,fui, fou,foua,foué,foui (feu).. Le pronom de la première et seconde personnes dusingulier se supprime devant les verbes. Plusieurs noms delieu fournissent la preuve du séjour des Sarrazins dans lepays; par exemple : la Sarraz , Mauremont, Maurofonte., leMur-aux-Sarrazins, etc.