! ribul long-temps diiléré j la chose eut lieu angrand contentement de tous.
J’avais assez du lac et du bateau, et je me suisfait débarquer à Coppet , voulant avoir vu, aumoins, le séjour qu’a habité une femme juste-ment célèbre, qui a offert, à notre siècle, unphénomène littéraire d’autant plus remarquable,qu’il avait été jusque là sans exemple. On devinedéjà que je veux parler de l’auteur de Corinne.Unissant à l’étendue des conceptions, et à l’origi-nalité des idées ce rare bonheur d’expression quin’est le partage que des grands écrivains, madamede Staël , sans rien perdre de la grâce et de la sen-sibilité qui caractérisent son sexe, s’est montréeforte de tous les avantages du nôtre. Politique,morale , critique littéraire , beaux-arts, sa penséepuissante a tout embrassé. Son style, passionnédans Delphine , brûlant, dans Corinne , d’un gé-néreux enthousiasme, est toujours plein de choses,prend toutes les formes, et s’adapte à tous les su-jets. Il est ingénieux, pittoresque et coloré dansson livre de VAllemagne , mâle et concis dans sesConsidérations. 3Iadaine de Staël joint, à ce coupd’œil perçant et profond qui saisit une grandeidée dans son ensemble, et en fait le tour, pour