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Second volume.
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il admiration, qui ne sont point bons à être missous les yeux des indiftêrens, et produisent un ef-fet tout autre que celui qu’on s’en était promis enles rendant publics. Cette réflexion m’est suggéréepar l’anecdote suivante, échappée, je ne saiscomment, à la plume amie de M”' Necker-Saus-sure 1 , dans la biographie de sa noble parente.

Un jour, M. Necker faillit verser dangereuse-ment , par l’imprudence de son cocher. Madamede Staël apprend le péril auquel il vient d’échap-per , et sa tendresse filiale s’en alarme ; sonimagination se monte, par l’effet d’une de ces illu-sions que les âmes passionnées peuvent seules con-naître ; elle substitue à la possibilité -d’un grandmalheur, l’affreuse réalité elle-même avec ses plus

i. C’est àM! Necker-Saussure que nous devons le trailédef Education progressive, ouvrage admirable que recommandentégalement le talent profond d’observation qui s’y révèle , lahaute philosophie religieuse dont il est empreint, et l’espritde véritable philanthropie qui respire en chacune de sespages. Dans ce livre , justement couronné par l’académie ,Jemérite du style n’est pas ce qu’il y a de moins remarquable.Il est toujours clair, pur, élégant, souvent plein d’unedouce chaleur, et semble exhaler je ne sais quel parfum devertu et de parfaite bonté qui fait qu’on s’attache à l'auteuren lisant seulement son ouvrage.