n’avais pas soi/', et je remerciai, niais le petit bou-homme était décidé à avoir mon argent de ma-nière ou d’autre, et, en marchant sur mes talonspour me réitérer son offre, il eut soin de mettreà portée de mon bras son verre plein que le mou-vement du balancier ne tarda pas à renverser.Aussitôt ce fourbe en herbe me dit d’un air• résolu : « Vous allez au moins me payer mouverre! » Mais comme j’avais la conscience que l’ac-cident était calculé, je repoussai ses prétentions,et lui fis une belle morale sur la scélératesse decette combinaison machiavélique; il la reçut demanière à me prouver qu’il n’en était pas à sonpremier verre cassé.
De Chède à Servoz on passe sur les débris d’unancien éboulement. Le sol, composé de schistes etd’ardoises en décomposition, est encore si peutassé , que le chemin descend d’année en année ,et qu’il faut toujours le refaire, mais plus hautqu’il n’était précédemment. Près du Nant-Noir, j’aicompté jusqu’à cinq anciennes voies disposées lesunes au-dessus des autres, et successivement aban-données. On crut avoir remarqué, lors de la chuted’une des aiguilles de Varens (ijài), quelquesphénomèmes volcaniques; mais cette opinion, quis’est reproduite à l’occasion de tous les accidens de