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Second volume.
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361
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neinent une des plus belles montagnes de la chaînedes Alpes , tant pour sa coupe éminemment pitto-resque, et les vastes développemens de sa base,que pour le caractère de grandeur de ses acces-soires. Appuyée sur le Mœnch, et flanquée par lesdeux Eiger , elle s’élève, fière du nom qu’elleporte , et que pendant long-temps , on n’a pu par-venir à lui faire perdre. Elle est protégée, sur leversant du Valais, par le glacier d’Aletsch , qui aplus de dix lieues de longueur, et se lie à ceux del’Aar. De ce côté-ci, son abord est défendu pardes parois d’une hauteur prodigieuse , et telle-ment escarpées, que la neige ne s’y peut arrêter.C’est le long de ces parois immenses que grondefréquemment la foudre des avalanches, dont lesneiges s’accumulent en talus, ou tracent.de lon-gues traînées blanches dans l’affreuse et étroitevallée du Trummelthal. Le temps était magni-fique. Il ne me fallait que trois heures pour des-cendre au Grindelwald ; rien ne me pressait, etje résolus, en conséquence, de rester là, molle-ment étendu sur le gazon , pour attendre le bonplaisir de l’avalanche. Il en roulait assez souventsur le revers opposé; j’entendais le retentissementde leur chute comme le bruit d’un orage lointain >et c’était tout. De ces épaisses couches de neige et