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Second volume.
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sombres sapins. Cetle masse lumineuse qui,ainsi qu’un phare immense, s’élève du sein desombres du soir, cette apparition fantastique etgrandiose produit, sur le voyageur étonné, uneffet qui ne saurait se décrire; toute la poésiedes Alpes est là; on la sent, mais on ne peut larendre.

La cascade de Reichenbach , sur laquelle j’aivoulu prendre un à-compte en descendant, m’aparu d’une beauté remarquable. La colonne d’eau,non moins considérable que celle de Pisse-Vache ,ne s’arrondit pas , comme celle-ci, en courbe gra-cieuse , mais se verse perpendiculairement duhaut d’une paroi semi-circulaire , sur laquelle sedéploient ses gerbes écumantes. 11 ne manque,pour compléter l’effet de cette chute célèbre , quele contraste de la verdure. Si la crête de ces ro-chers sauvages était ombragée de quelques beauxgroupes d’arhres , aux branches pendantes et touf-fues, au lieu d’être hérissée de maigres brous-sailles, le Reichenbach ne laisserait rien à désireràl’amateur du goût le plus difficile. La cascade in-férieure possède cet avantage; aussi, bien qu’ellesoit moins élevée, je n’hésite pas à lui donner lapréférence. Elle se précipite, toute bouillonnante,entre des masses de rochers pittoresquement bri-