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Lissantes, sur lesquelles se jouent les rayons dusoleil couchant; le miroir du lac qui reflète le ta-bleau de ses rives si romantiques, voilà ce qui con-court à faire, du Giesbach, la cascade la plus gra-cieuse, la plus pittoresque qui soit dans toute laSuisse . J’ai lu quelque part qu’un enthousiasted’outre-Rhin , a comparé la chute du Reichenbachà un dithyrambe , celle du Staubbach à un contede fées, le Giesbach à une épopée, le Schmadri-bach à un drame, et enfin la cascade de la Handeckà un hymne sublime. Voilà qui est certes bien al-lemand . Je ne sais quel poêle latin a donné, à cestorrens, le nom de a cousins germains des nuages »cognati nubibus amnes.
Le lac de Brientz offre un aspect tout différentde celui de Thoune , ce qui lient à l’élévation deses rives beaucoup plus escarpées. La vue n’y estpoint bornée, comme sur celui-ci, par une chaînede sommités neigeuses; elle y est plus resserrée, etn’a, pour s’étendre, que l’ouverture delà valléed’Oberhasli et le bassin d’Inlerlaken. Cet horizoncirconscrit contribue à donner, au lac de Brienfz,ce caractère mélancolique et solitaire qui plaît,parce qu’il n’a rien de trop sauvage, et que la na-ture ne s’v montre nulle part morte ni dépouillée.