— 442 —
un autre hôpital également digne d’attention, ence qu’il est à l’épreuve de l’incendie; tous les étagesen sont voûtés. Il est facile de voir que, depuislong-temps, l’administration s’est occupée, avecune sollicitude paternelle, de tout ce qui a rap-port à l’utilité et à l’agrément du public. Autourde la ville, régnent des promenades plantées debeaux arbres et admirablement situées pour la vue.On y retrouve cette propreté et ce soin judicieuxqui sont particuliers au canton de Berne . De joliesmaisons de campagne, entourées de frais bosquets,s’élèvent de tous côtés, mais je regrette d’avoir àajouter qu’un écriteau inhospitalier en interditl’entrée, et menace, d’une amende, le promeneurqui oserait passer outre. On s’aperçoit qu’on n’estplus à Lucerne , où l’étranger peut librement par-courir les charmantes propriétés qui environnentla ville. Là, l’écriteau l’invite à entrer et à s’abste-nir de rien gâter.
En m’arrêtant devant les magasins de vues deSuisse , je me demandais pourquoi tous ces pay-sages coloriés me paraissaient si faux et si peu sa-tisfaisans. Ces gravures enluminées, avec leurs gla-ciers d’un blanc mat, leurs lumières jaunes d’or .leurs ombres sans transparence, et leur végétationd’un vert cru , me font, pour la plupart , à cer-