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précier la grandeur sauvage, ainsi que les âpresbeautés. Des rochers calcaires, d’une prodigieusehauteur, s’élèvent à pic le long d’un gouffre tor-tueux et resserré, d’une de ces crevasses profondes,dont les convulsions du globe ont sillonné sa sur-face. Plus loin, leurs couches, jadis horizontales,sont devenues perpendiculaires, et, debout surleurs arêtes, elles forment de longs et étroits cou-loirs panfflèles. Offrant ailleurs des contours etdes lignes moins tourmentées, les roches qui cou-ronnent les hauteurs du défilé vous apparaissentsemblables à des ruines, se détachant de la ver-dure variée qui les entoure. L’œil abusé croit yreconnaître les tourelles et les murs croulans dequelque vieux manoir, sur lesquels les sapins ontdéjà pris racine. L’eau qui filtre goutte à goutteau travers des fissures et sur la surface de ces si-gantesques masses, en a, en maint endroit, uséles angles, arrondi les contours, et, par son ac-tion lente, mais continue, a creusé, à leurs pieds,de spacieuses cavernes. Dans une belle matinée,ce trajet est d’un effet magique; un des revers dudéfilé, entièrement dans l’ombre, et vu au traversd’une gaze de vapeurs, contraste avec le reversopposé qui présente, aux rayons obliques du so-leil, les formes abruptes de ses rochers, que revêt