Band 
Second volume.
Seite
501
JPEG-Download
 

citoyens, ils refusèrent d’accorder, aux insurgéssoumis, une amnistie générale, et repoussèrent les ,moyens sûrs qu’ils avaient pour faire taire leursexigences ils commirent la faute irréparablede prononcer formellement la séparation des 46communes rebelles d’avec la ville , retirant toutesles autorités , et abandonnant ainsi, à eux-mêmes,les habitans de cette portion du canton, qui pro-fitèrent de l’occasion pour se constituer , et formerun petit état à part que la diète dut reconnaître,faute de pouvoir agir autrement.

La révolution du canton de Zurich présenteaussi quelques particularités remarquables. L’an-cienne administration , composée d’hommes decœur et de talent, qu’animait un patriotisme aussipur qu’éclairé, crut devoir, après la révolution ,rester au limon des affaires, tant que la place se-rait tenable. Leur présence gênait les chefs duparti démocratique; ils songèrent à les écarter àtout prix. A la tète, et bien en avant de ceux-ci,était un jeune citoyen de Zurich , riche , d’une fa-mille ancienne et considérée, jurisconsulte habile,

i. Il leur suffisait, pour cela, d’accorder aux campagnardscinq ou six voix de plus dans le conseil, et de faire, en temps

utile, à leurs chefs, quelques avances qu'ils n’auraient pasrepoussées.

II.

3a