Band 
Second volume.
Seite
513
JPEG-Download
 

— 5i3 —

la baïonnette dans les reins, ne font nul quartier,massacrent les blessés et tirent une atroce ven-geance de l’incendie d’un de leurs villages inhu-mainement brûlé par la troupe soldée de la ville.En apprennant cette reprise des hostilités, la diètedécrète l’occupation immédiate des deux partiesdu canton. La ville, atterrée du coup qui vient dela frapper, ouvre, sans résistance, ses portes auxtroupes fédérales, mais il fallut menacer la cam-pagne de l’emploi de la force, pour la contraindreà se soumettre aux ordres de la diète. C’est que cesgraves circonstances , en ranimant les clubs qui semoulaient de langueur, leur avaient rendu, avecleur arrogance , une partie de leur empire sur lesmasses, et les campagnards comptaient sur cet ap-pui. De tous côtés s’élevaient des cris de rage et devengeance contre la ville de Bâle . La presse radi-cale ne parlait que de croisade contre ce boulevartde l’aristocratie, que d’un dix-huit brumaire po-pulaire , avant pour but de jeter la diète dans laLiinmat et de convoquer une constituante helvé-tique . Les motions les plus forcenées et les plussanguinaires lui arrivaient journellement, et ladéputation de berne était, avec celle de Bâle-campagne , la seule qui osât les appuyer! Bientôts’offrit à la diète une nouvelle occasion de main-