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d’elles dans leurs opinions. Ils prennent letitre de Y unité ík de la justice de Dieu ,& disent que Dieu est éternel, sage, puis-sant , mais qu’il n’est pas éternel par sonéternité, ni sage par sa sagesse , & ainsi deses autres attributs , entre lesquels ils neveulent admettre aucune distinction , depeur de multiplier l’ellence divine. La sectequi leur est la plus opposée, est celle desSéphalites , qui soutiennent qu’il y a enDieu plusieurs attributs réellement distin-gués , comme la sagesse , la justice , &c.Kicaut, de L’Emp. Ottom.
MOATRA , vovei MOHATRA.
MOBILE, adj. {kléch.) se dit de ce quiest susceptible de mouvement, qui est dis-posé au mouvement. Voy. MOUVEMENT.
La íphere est le plus mobile de tons lescorps, c’est-à-dire le plus facile à mou-voir. Une porte est mobile fur ses gonds ;l’aiguille aimantée , fur son pivot , &c.Mobile se dit souvent par opposition àfixe. lkoye{ FIXE.
Premier mobile est le nom que les an-ciens astronomes donnóient à un prétenduciel de cristal qui, selon eux , enfermoit.tous les autres,& qui les entraínoit avec luidans son mouvement. Voye £ SYSTEME.
Mobile , s. m. {Astr.) Premier mobile,se dit en astronomie du m uvement diurne& commun de tout le ciel. Les anciens ima-ginoient au dehors de toutes les sphères desplanetes,unesphere plus vaste quirenfermoittoutes les autres , qui les entraínoit touteschaque jour, & qui étoit par conséquent lepremier mobile de l’univers. Aujourd’huiles astronomes appellent heures du premiermobile celles qui font réglées fur le retourdes étoiles au méridien par opposition auxheures solaires qui se règlent sur le soleil.{M. de la LanD k.)
Mobile , adj. ( drlufiq. des anc.) On ap~pelloit cordes mobiles ou sons mobiles dansla musique grecque les deux cordes moye -nés de chaque tétracorde, parce qu’elless’accordoient différemment selon les gen-res , à la différence des deux cordes extrê-mes , qui ne variant jamais , s’appelloientcordes stables. Voye\ TÉTRACORDE ,Genre ; Son , (Musiq.) (s)
Mobiles fêtes , font des fêtes quin’arrivent pas toujours le même jour ou
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le même mois de Tannée , mais toujoursle même jour de la semaine. V. Fête.
Ainsi Pâques est une fête mobile , étantattaché au dimanche d’après la pleine lunequi fuit immédiatement l’équinoxe du prin-temps.
Toutes les autres fêtes se règlent surcelle-là, & en sont toutes les années àmême distance ; en forte que par rapportà Pâques , elles font fixes : telles font laSeptuagésime , la Sexagésime , le Mer-credi des cendres , T Ascension, la Pente-côte , la Trinité , Hoye^ chacun deces/ours à son article.
Mobile , parmi les Horlogers signifieune roue , ou quelque autre piece du mou-vement d’une montre ou pendule , quitourne fur des pivots. Ils appellent, parexemple , le barillet le premier mobile.Dans une montre les àetmers mobiles fontla petite roue moyenne , la roue dechamp , la roue de rencontre, & le balan-cier. Les premiers font le barillet, la fusée,& la grande roue moyenne.
MOBILIAIRE , ou MOBILIER , s.m. ( JitriJ'r.) se dit de ce qui est meuble desa nature, ou qui est réputé tel, soit par ladisposition de la loi ou par convention &fiction.
Quelquefois par le terme de mobilier ,,on entend tous les meubles meublans, lin-ges , habits, argent comptant, grains ,bestiaux , billets & obligations , & autreschoses mobiliaires , ou réputées telles ,Voye\ Meubles, {a)
MOBILISER , v. act. (Jurifp.) signifieameublir , faire qu’un immeuble réel , ouréputé tel, soit réputé meuble. L’ameu-blissement n’est , comme on voit, qu’unefiction qui se fait par convention. Ces sortesde clauses font assez ordinaires dans lescontrats de mariages , pour faire entrer encommunauté quelque portion des immeu-bles des futurs conjoints, lersqu’ils n’ontpas assez de mobilier. A M EU BLIS-
SEMENT. {A}
MOBILITÉ , f. f. ( Mêchan. ) signifiepossibilité d’être mu , ou facilité à être mu& quelquefois le mouvement même actuel»yoyei Mouvement.
La mobilité ou possibilité d’être mu , estune propriété génetale des corps»