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Tome vingt-deuxième.
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figures des syllogismes. On appelle modeen Logique la disposition de trois pro-positions , selon leur quantité & leurqualité.

Figure est la disposition du moyen termeavec les termes de la conclusion.

Or on peut compter combien il peut yavoir de modes concluans : car par ladoctrine des combinaisons, 4 termes commeA , E , I , O , étant pris trois à trois ,ne peuvent être différemment arrangésqu’en 64 maniérés. Mais de ces 64 diver-ses maniérés , ceux qui voudront prendrela peine de les considérer chacune à part,trouveront qu'il y en a.

2.8 excluses par la troisième & la sixièmeréglé , qu’on ne conclut rien de deux néga-tives & de deux particulières :

18 par la cinquième , que la conclusionfuit la plus foible partie :

6 par la quatrième , qu’on ne peutconclure négativement de deux affirma-tives :

1 , savoir I , E , O , par le troisièmecorollaire des réglés générales :

1 , savoir A , E , O , par le sixièmecorollaire des réglés générales.

Ce qui fait en tout 54 ; & par consé-quent il ne reste que dix modes con-cluans :

4 affirmât. A. A. A. 6 négat. E. A.

A. I. I.

A. E. E.

A. A. I.

E. A. 0 .

I. A. I.

A. 0 . 0 ,

0 . A. O.

E. I. 0 .

Mais de-là il ne s’enfuit pas qu’il n’yait que dix especes de syllogismes , parcequ’un seul de ces modes en peut fairediverses especes , selon l’autre maniéréd’où se prend la diversité des syllogismes,qui est la différente disposition des troistermes que nous avons dit s’appeller figure.

Or cette disposition des trois termes nepeut regarder que les deux premieres pro-positions, parce que la conclusion est sup-posée avant qu’on faste le syllogisme pourîa prouver ; ainsi le moyen ne pouvants’arranger qu’en quatre maniérés différen-tes avec les deux termes de la conclu-

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sien, il n’y a aussi que quatre figurespossibles.

Car ou le moyen est sujet dans la ma-jeure & attribut dans la mineure , ce quifait la premìere figure.

Ou il efi attribut dans la majeure & dansla mineure ; ce qui fait la seconde figure .

Ou il est Jujet en l’une & en L’autre , cequi fait la troifieme figure.

Ou il est enfin attribut dans la majeure& jujet dans la mineure. Ce qui peut faireune quatrième figure , que l’on nommefigure galénique.

Néanmoins parce qu’on ne peut con-clure de cette quatrième maniéré qued’une façon qui n’est nullement naturelle ,& où l’esprit ne fe porte jamais, Aristote& ceux qui l’ont suivi , n’ont pas donné àcette maniéré de raisonner le nom defigure. Galien a soutenu le contraire, &il est clair que ce n’est qu’une dispute demots , qui fe doit décider en leur faisantdire de part & d’autre ce qu’ils entendentpar figure.

II y a deux réglés pour la premierefigure.

I. réglé. IIfaut que la mineure soit af-firmative , car si elle étoit négative, lamajeure feroit affirmative par la troisièmeréglé générale , & la conclusion négativepar la cinquième : donc le grand termeferoit pris universellement dans la conclu-sion , & particulièrement dans la majeure,parce qu’il en est l’attribut dans cettefigure ; ce qui feroit contre la seconderéglé, qui defend de conclure de parti-culier au général. Cette raison a lieuaussi dans la troisième figure, où le grandterme est aussi attribut dans la majeure.

II. réglé. La majeure doit être univer-selle , car la mineure étant affirmative rle moyen qui en est l’attribnt y est prisparticulièrement : donc i! doit être uni-versel dans la majeure où il est sujet , cequi la rend universelle. Voye^_ la premiereréglé générale.

On a fait voir qu’il ne peut y avoir que"dix modes concluans ; mais de ces dixmodes, A. E. E. & A. O. O. font excluspar la premiere réglé de cette figure.

I. A. I. & O. A. O, font exclus par las. seconde.