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Tome vingt-deuxième.
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^ Hypodoríen,

Ij. la . ^ Commun.

C Locrien.

De tous ces modes, Platon en rejet-toit plusieurs comme capables d’altérerles mœurs. Aristoxene, au rapport d’Eu-clide, n’en admettoit que treize , suppri-mant les deux plus élevés, savoir l’hyper-éolien & l’hyperlydíen.

Enfin, Ptolomée les réduisoit à sept,disant que les modes n’étoient pas intro-duits dans le dessein de varier les chantsselon le grave & l’aigu, car il étoit évi-dent qu’on auroit pu les multiplier fortau-delà du nombre de quinze, mais plu-tôt afin de faciliter le pasiàge d’un modeâ f autre par des intervalles consonnans &faciles à entonner. Il renfermoit donctous les modes dans l’eípace d’une octave ,dont le mode dorien faifoit comme lecentre , de forte que le mixoljdien étoitune quarte au-dessus de lui, & Y hypo do-rien une quarte au-dessous. Le phrygienune quinte au-dessus de Vhypodorien ,l’hypophrygien une quarte au-dessous duphrygien , & le lydien une quinte au-dessus de l’ hypophrygien ; d’où il paroîtqu à compter de l’hypodorien qui est lemode le plus bas, il y avoir jusqu’à Y hy-pophrygien Fintervalíe d’un ton ; de Y hy-pophrygien au dorien un semi-ton ; dece dernier au phrygien un ton ; du phry-gien au lydien encore un ton , & du ly-dien au mixolydien un semi-ton ; ce quifait retendue d’un septieme en cet ordre.

i. fol . .

x. fa diefeq. mi . .

4. re . >

5. ut diefe

6. ]i . .

7 .la . .

Mixolydien.

Lydien.

Phrygien.

Dorien.

Hypolydien.

Hypophrygien,

Hypodorien.

Ptolomée retranchoit donc tous lesautres modes , prétendant qu’on n’en pou-voir placer un plus grand nombre dans lesystème d’une octave, toutes les cordesqui la composaient se trouvant employées.Ce font ces sept modes de Ptolomée qui,en y joignant Vhypomixolydien ajouté,At-on p ar l’Aretin, font aujourd’hui les

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huit tons de notre plein - chant. Voye çTons de l’Eglise.

Telle étoit la notion la plus ordinairequ’on avoir des tons ou modes dans l’an-cienne musique , entant qu’on les regar-doit comme ne différant entr’eux que dugrave à l’aigu; mais ils avoient outre celad’autres différences qui les caractériíoientencore plus particulièrement. Elles se ti-roient du genre de poésie qu’on mettoiten musique, de l’eípece d’instrument quidevoir raccompagner, du rhytme ou dela cadence qu’on y observoit, de l’usageoù étoient de certains chants parmi cer-taines nations ; & c’est de cette dernierecirconstance que font venus originaire-ment les noms des modes principaux , telsque le dorien , le phrygien , le lydien ,Yionien & l’ e'olien.

11 y avoir encore dans la musique grec-que d’autres fortes de modes , qu’on auroitpu mieux appeller siy/es ou maniérés decomposition. Tels étoient le mode tragiquedestiné pour le théâtre, le mode nomiqueconsacré à Apollon, & le dithyrambiqueà Bacchus, &c. Voyez Style 6 Mé-lopée.

Dans notre ancienne musique, on ap-pelloit austì modes par rapport à la mesureou au temps certaines maniérés de déter-miner la valeur des notes longues fur cellede la maxime, ou des breves fur celle dela longue ; & le mode pris en ce sens semarquoit après la clé d’abord par des cer-cles ou demi - cercles ponctués ou fanspoints , suivis des chiffres z ou 3 diffé-remment combinés, à quoi on substituaensuite des lignes perpendiculaires, dif-férentes , selon le mode , en nombre & enlongueur.

II y avoir deux fortes de modes ; le ma-jeur , qui se rapportoit à la maxime ; &le mineur , qui étoit pour la longue : l’un& l’autre se divisoit en parfait & im-parfait.

Le mode majeur parfait se marquoitavec trois lignes ou bâtons, qui remplis-soient chacun trois espaces de la portée ,& trois autres qui n’en remplissoient quedeux ; cela marquoit que la maxime valoittrois longues. Voye 3; les PI. de Musique.

Le mode majeur imparfait étoit mar-