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D’habiles gens ont fait sentir les dif-ficultés , les inconvénients, & les erreurs,où il est presque impossible de ne pas tom-ber , en le conformant à la méthode em-ployée par nos sculpteurs modernes ; cetteméthode ne sauroit transporter ni expri-mer dans la figure toutes les parties &toutes les beautés du modele. Michel-Ange le sentit bien ; c’est pourquoi il sefraya une route particulière & nouvelle,cju’il seroit à souhaiter qu’il eût daignécommuniquer aux artistes. {D. J.)
MODELE , dans les ouvrages de fonte,ie modele est en quelque façon l'ouvragemême , dont le métal prend la forme ;la matière feule en fait la différence.
On fait ces modelés de différentes ma-niérés , suivant la grandeur des ouvrages ;savoir , de cire , pour les figures des ca-binets des curieux , jusqu’à la hauteur dedeux pies ou environ ; d’argile ou deterre à potier , depuis cette grandeurjusqu’à hauteur naturelle ; & de plâtrepour les grands ouvrages. La terre, quoi-que plus expéditive, est sujette à bien desinconvénients, parce qu’on ne peut pasconserver long-temps un modele un peugrand d’une égale fraîcheur, ce qui faitque la proportion des parties put s’altérer ;ce qui n’arrive point aux petits modelésde cire, non plus qu’à ceux de plâtre,avec lesquels on a la même liberté de ré-former qu’avec la terre, & que l’on con-serve autant de temps qu’il est nécessairepour le perfectionner. Voy. Fonderie.
Modele , terme de fondeur de cloche,est une couche de ciment & de terre, dela forme de la cloche qu’on veut fondre,& de la même épaisseur que la cloche doitavoir. Le modele fe fabrique avec le com-pas fur le noyau. Voye { Y article FonteDES CLOCHES.
MODELES , ancien terme de mon-noyage ; avant l’invention des planchesgravées de monnoyage , on se servoit delames de cuivre pour former les moulesen lames.
Modeler en terre ou en cire ; c’est,parmi les Sculpteurs , Faction de former
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avec de la terre ou de la cire les mo-delés ou esquisses des ouvrages qu’ils veu-lent exécuter, soit en marbre, soit enbois , ou en fonte. Voye\ MODELE &Esquisse.
Pour modeler en terre, on fe sert d’uneterre toute préparée , qui est la mêmedont se servent les Potiers de terre. Onmet cette terre fur une selle ou che-valet. Voyei Selle de Sculpteur.On n’a pas besoin de beaucoup d’outils Jcar c’cst avec ses mains qu’on commence& qu’on avance le plus son ouvrage. Lesplus grands praticiens se servent plus deleurs doigts quq, d’outils. Ils fe ferventnéanmoins d’ébauchoirs bretelés pour finir& breter la terre.
On modele & on fait aussi des figures& esquisses de cire. Pour cet effet, l’onmet fur une livre de cire, demi-livre decarcançon ou colophane ; plusieurs ymettent de la térébenthine ; & l’on faitfondre le tout avec de l’huile d’olive.On en met plus ou moins, selon qu’onveut rendre la matière plus dure ou plusmolle. On mêle dans cette compositionun peu de brun rouge , ou de vermillon,pour donner de la couleur. Lorfqu’on veuts’en servir , on la manie avec les doigts,& avec des ébauchons, comme on faitla terre. La pratique est la maîtresse danscette sorte de travail, qui d’abord n’eítpas si facile , ni si expéditif que la terre.
MODEM E, ( Gcog. ) en latin Mutina ;voyez ce mot ; ancienne ville d’Italie ,capitale du Modenois , avec une cita-delle , & un évêché suffragant de bou-logne.
Cette ville eut autrefois beaucoup depart aux troubles du triumvirat. Elle serendit Fan 710 de Rome à Marc-Antoine,lorsqu’il eut remporté sous ses muraillescette grande victoire sor Hirtius & Pansa,qui entraînèrent avec leur défaite la pertede la république ; on regarda cette jour-née comme la derniere de cet augustesénat, qui par sa puissance , avoir pourainsi dire, foulé aux pies le sceptre destêtes couronnées. ( 1 )
(1) Le siégé qu’elle "outint contre Antoine fous la conduite de Jlrutus, 45 ans avant J. C. aété si célébré , que Lucain le cite pour exemple des fléaux les plus terribles, llis Caser Peru-Jina saines , Mu un ce que labores.