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inférieur a condamné ; ils peuvent áuílì,en certains cas , modérer l'amende, c’est-à-dire la diminuer. (Â)
, MODERATO , {Musiq.) Ce met Ita-lien mis à la tête d’une piece de musi-que , indique un mouvement modéré , pré-cisément entre Y allegro & Yandante ; d nerépond donc pas au mot françois modère',mais plutôt à Y allegretto. On met aussi sou-vent allegro moderato , & à ia rigueur onle devroit toujours , moderato étant unadjectif. (F. D. C.)
MODÉRÉ , adv. ( Musique. ) Ce motîndique un mouvement moyen entre lelent & le gai ; il répond à l’ítalíen an-dante. Voye\ Andante. ( Mufiq.) (S)
MODERNE , ce qui est nouveau ou denotre tems , en opposition à ce qui estancien. Voye[ Ancien.
Me’dailles modernes font celles qui ontété frappées depuis moins de trois censans. Voye% MÉDAILLES.
Modernes ; Naudé appell i modernesparmi les auteurs latins, tous ceux quiont écrit après Boecç. On a beaucoupdisputé de la prééminence des anciens furles modernes ; & quoique ceux-ci aienteu de nombreux partisans , les premiersp’ont pas manqué d’illustres défenseurs.
Moderne se dit encore en matière degoût, non par opposition absolue à ce quiest ancien , mais à ce qui étoit de mau-vais goût : ainsi l’on dit Y architecture mo-derne , par opposition à Y architecture go-thique , quoique l’architecture moderne nesoit belle , qu’autant qu’elle approche dugoût de l’antique. Voye\. Antique.
Moderne , adj. (Math. ) se dit desdifférentes parties des mathématiques & dela physique , en comparant leur état &leur accroissement actuel , avec l’état oùles anciens nous les ont transmises. L’as-çronomie moderne a commencé à Coper-nic ; la géométrie moderne est la géomé-trie des infiniment petits ; la physiquemoderne étoit celle de Descartes dans lesiécle dernier , & dans ce siécle ci c’estcelle de Newton. Voyei Astronomie ,Géométrie, Newtonianisme&Cartésianisme. (O)
Moderne , f f. (Comm.) petite étoffefP.éjée de fleurs., de poil s de fil, de laine
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& de coton ; fa largeur est de k aune moinstî > ou d’une demi - aune entiere , oud’une 1 aune plus E.
MODESTIE, f. {. {Morale.) modéra-tion de T esprit , qui en estimant lesautres, se respecte soi-même. Je crois en-core que la modestie est la réflexion d’uncœur honnête , qui condamne son ambi-tion 5 1 ses autres fautes , indépendam-ment de la censure d’autrui. Il me paroîtde-là qu’un homme véritablement mo-deste , Test austi bien lorsqu’il se trouveseul qu’en compagnie , & qu’il rougit dansson cabinet, de même que lorsqu’unefoule de gens ont les yeux attachés furlui. Ce beau rouge de la nature , quin’est point artificiel, est la vraie modestie ;c’est le meilleur cosmétique qui soit aumonde.
La modestie est blestée dans la recher-che outrée des honneurs , dans T apprécia-tion orgueilleuse de ses talens, & dansTindécence de T extérieur. Ces trois dé-fauts ne font pas tous exprimés par le motimmodestie , qui ne désigne que Tindé-cence des airs ,* des gestes, des postures& des habits. La vanité est le vice opposéau genre de modestie qui concerne la trophaute opinion qu’on a de ses talens. Ceuxque la nature a comblés de ses dons pré-cieux , peuvent plaindre ceux à qui ilsont été refusés ; mais ils doivent sentirleur supériorité sans orgueil. L’ambitiondémésurée est le défaut opposé à ce genrede modestie, qui par une forte de justiceenvers nous-mêmes , consiste dans la re-cherche des honneurs subordonnées au biencommun.
La modestie est une espece de vernisqui relève les talens naturels. Elle est à lavertu ce que le voile est à la beauté ;ou, pour me servir d’une autre simili-tude , elle est au mérite , ce que lesombres font aux figures dans un tableau ;elle lui donne du relief. Quoique íbn avan-tage fe borne au sujet qui la post’ede , encontribuant à sa perfection , il faut avouerqu’elle est pour les autres un objet dignede leurs appiaudiffemens. {D. J.)
MODICA , ( Géog.) petite ville fleSicile dans le val de Noto, à Torient deNoto J au nord de Sichili, & au midj
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