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terre. U a huit litrons mesure de Paris:
MODON , ( Gc'og. ) ancienne & forteville de Grece , dans la Morée, avec unport commode , & un évêché suffragantde Patras.
Pline la nomme Metona , & les Turcsl’appellcnt Mutum. Elle a essuyé bien desrévolutions. Les ïnsubriens s’emparerentde Metona dans les anciens temps: les.Illy-riens ravagèrent ensuite cette ville, &emmenerent ses habitants en esclavage.Trajan, touché de leurs’ malheurs, lesrétablit, leur accorda des privilèges, &les laissa se choisir un gouvernement aris-tocratique. Elle conserva ses immunitéspar la condescendance de Constantin. Ellefut soumise à f autorité de P-empereur grecen 1125. Elie tomba fous la puístance desVénitiens en 1204, & fous celle de Bajazeten 1498. La république de Venise la repritfur les Turcs en 1686 ; mais elle a reconnude nouveau la domination du grand sei-gneur , à qui elle appartient encore aujour-d’hui. Elle est située sur un promontoireavancé dans la mer de Sapienza, à 10 mil-les N. de Coron & 72 du cap de Matapan.Long. 49. 20. lat. 36. 58. (D. J.)
MODON EDO, Glandomirum, (Ge'og.)ville d’Espagne dans la Galice, avec unévêché suffragant de Compostelle. Elleest dans une campagne fertile , & dans unair sain , à la source du Migno , à 20lieues N. E. de Compostelle, Lt environautant N. E. d’Oviédo. Long. 10. 27. lat.43. 30.
, MODONUS , ( Geog. anc. ) fleuve del’Híberníe. Ptolomée , hv. II. chap. 2. enplace l’embouchure entre le promontoiresacré, & la ville Ménapia. II semble quecette rivière soit celle qui passe à Dublin ,& qu’on nomme aujourd’hui la Life..
MODOTIA , ( Geog. ) ville, des Inso-bres, selon Paul diacre , qui la met à 12milles de Milan. Léander dit qu’on lanomme aujourd’hui Mon\a.
MODRA, ( Geog. ) ville libre & royalede la baffe-Hongrie, dans le district supé-rieur du comté de Presbourg, au pied desmonts Çrapacks, & au voisinage d’un bonvignoble. II n’est pas de. ville dans leroyaume, qui dès î’an 1619 a l’an 1705inclusivement , ait eu plus lieu qu’elle
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d’en déplorer les troubles ; elle a été danscet intervalle maltraitée à cinq reprises ,& l’an 1729 encore , un accident for-tuit la réduisit à-peu-près toute en cen-dres. ( D.G.)
MODR 1 NGOU , f. m. ( Bot. exot. }arbre à feuilles de lentifque , qui croîtau Malabar , &• en plusieurs endroits desIndes orientales. U a environ 30 piés dehaut, & une brastè de circonférence. Onle cultive dans les jardins & dans les ver-gers , à cause de son fruit, qui selon Aceí-ta, est gros comme une rave , long d’unpié , octangulaire, moelleux , blanc endedans, divisé en plusieurs loges, & d’ungoût agréable. 11 contient de petites grai-nes semblables à celles de l’ers. Les habi-tans font des pilules aîexipharmatiques dufruit & des racines de cet arbre. J. B.l’appelle en latin moringua , lentisci folio ,sruclu magno , angulofo , iti quo Jeminaervi. Il a fort peu de branches , toutes,noueuses ; son bois se rompt aisément ; sesfleurs sont d’un v’erd-brun. ( D. J. )
MODRUS , Merufium , ( Géogr. )ville de la Dalmatie Hongroise , au dis-trict d’Ottoschatz, sur la rivière de Lecko,& au pied du mont Capella. Elle est mu-nie d’un château , &: honorée d’un siégéépiscopal ; mais elle n’est plus, commeautrefois , la capitale d’un comté particu-lier. ( D. G. }
MODULATION , f. f. en Musque „signifie proprement la constitution régu-lière de Pharmonie & du chant dans unmême mode ; mais ce me t se prend pluscommunément pour Part de conduire lechant & Pharmonie successivement dansplusieurs modes , d’une maniéré conformeauxréglés, & agréable, à l’oreille.
Si le mode tire son origine de Pharmo-nie , c’est d’elle aussi que naissent les loixde la modulation. Ces loix sont très-sim-ples à concevoir , mais plus difficiles àbien observer : voici en quoi elles consis-tent. Pour bien moduler dans un mêmeton , il faut en parcourir tous les tons.avec un beau chant, en rebattant plussouvent les cordes essentielles, & s’y ap-puyant davantage ; c’est-â-dire que l’ac-cord sensible & Paccord de la toniquedoivent s’y rencontrer fréquemment, mais>