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tout la pauvreté sert à peu de frais larichesse.
L’empire du Mogol est en partie maho-métan en partie idolâtre, plongé dansles mêmes superstitions, & pires encoreque du tems d’Alexandre. Les femmes sejettent en quelques endroits dans des bû-chers allumés fur le corps de leurs maris.
Une chose digne d’observation , c’estque dans ce pays-là les arts sortent rare-ment des familles où ils font cultivés. Lesfilles des artisans ne prennent des marisque du métier de leurs peres. C’est unecoutume très-ancienne en Asie , & quiavoit passé autrefois en loi dans l’Egypte.
11 est difficile dépeindre un peuple nom-breux ; mélangé , & qui habite cinq centlieues de terrein. Tavernier remarque engénéral que les hommes & les femmes yfont olivâtres. II ajoute , que lorsque l’ona pasie Lahor , & le royaume de Cache-mire , les femmes du Mogol n’ont pointde poil naturellement en aucune partie ducorps , & que les hommes ont très-peude barbe. Thevenot dit qu’au royaume deDécan on marie les enfans extrêmementjeunes. Dès que le mari a dix ou douzeans, & la femme huit à dix , les parons les1 aillent coucher ensemble. Parmi ces fem-mes , il y en a qui se font découper lachair en sieurs , comme quand on appliquedes ventouses. Elles peignent ces fleurs dedifférentes couleurs avec du jus déracinés,de maniéré que leur peau paroît commeune étoffe fleurdelisée.
Quatre nations principales composentl’empire du Mogol ; les Mahométans ara-bes nommés Paternes ; les descendans desGuebres qui s’y réfugieront du tems d’O-mar , les Tartares de Genzis-Kan & deTamerlan ; enfin les vrais Indiens en plu-sieurs tribus cu castes.
Nousn’avons pas autant de connoissan-ces de cet empire que de celui de la Chine;les fréquentes révolutions qui y font arri-vées depuis Tamerlan, en font partiecause. Trois hommes , à la vérité, ontpris plaisir à nous instruire de ce pays-là ,le P. C a trou , Tavernier , & Bernier.
Le P. Catrou ne nous apprend rien d’o-riginal , & n’afait que mettre en ordre di-vers mémoires. Tavernier ne parle qu’aux
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marchands, & ne donne guere d’instruc-tions que pour cor noître les grandes rou-tes , faire un commerce lucratif, & ache-ter dbs diamans. Bernier seul se montreun philosophe ; mais il n’a pas été en étatde s’instruire à fond du gouvernement ,des mœurs , des usages & de la religion ,ou plutôt des superstitions de tant de peu-ples répandus dans ce vaste empire. ( D. J.)
MOHABUT , f. m. ( Com. ) toile decoton de couleur ; elle vient des Indes ,en pieces de sept aunes & demie de long,fur trois quarts de large.
MOHATRA , ( Jurifprud. ) ou con-trat mohatra , est un contrat usuraire,par lequel un homme achete d’un mar-chand des marchandises à crédit & à très-haut prix, pour les revendre au même ins-tant à la même personne argent comptant& á bon marché.
Ces sortes de contrats font prohibés partoutes les loix : l’ordonnance d’Grléans,art. 141. défend à tous marchands & au-tres , de quelque qualité qu’ils soient, desupposer aucun prêt de marchandise ap-pelié perte de finance , qui se fait par re-vente de la même marchandise à person-nes supposées, à peine de punition cor-porelle & de confiscation de biens. Vo)e\Usure, Usuriers. {A)
MOHATZ , ( Ge'og. ) Anamarcia ,bourgade de la basse-Hongrie , dans lecomté de Baraniwar ; elle est fameuse parles deux grandes batailles de 15 26 & de1687 ; la premiere ; gagnée par SolimanII. contre Louis-, dernier roi de Hongrie,qui y perdit la vie. Et la seconde gagnéepar les chrétiens , contre les Turcs.Mohat^ est au confluent de la Coraslè &duDanube. Long. ^ó.S.lat. 45.50. (D. J.)
MOHILOW , ( Ge'og. ) ville de Polo-gne , dans la Lithuanie , au Palatinat deMsciílaw. Les Suédois y remporterontune grande victoire fur les Moscovites en1707. Elle est fur le Nieper , à 14 lieuesS. d’Orsa, 20 S. O. de Msciílaw. Long.49. 20. lat. î3- 58. ( D. J. )
MOHOCKSoa MOHAWKS , ( Hist.mod. ) c’est ainsi qu’on nomme une nationde sauvages de l’Amérique septentrionale,qni habite t la nouvelle Angleterre. Ilsne se vêtissent que des peaux des bêtes