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Tome vingt-deuxième.
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homme fort & robuste, regarde commemou ce qui paraîtra dur a un enfant :la terre fera molle pour un éléphant, &:elle sera dure par rapport à une mouche ,à une fourmi. Par conséquent, ces deuxétats, la mollejse & la dureté , n’ont riende fixe & de déterminé ; ils font toujoursrelatifs à la disposition de nos organes &à nos forces envr’elles.

Ì1 faut chercher la cause de la mollejsedans la figure des particules qui compo-sent le corps mou ; dans le défaut d’élas-ticité & d’attraction réciproque de cesmêmes particules, & dans la figure deces particules, la quantité & la figure despores de la masse. ( D. F. )

MOLLE F , f. f. ( Rubanier. ) efpecede frange fort basse, tant de la tête quedu corps. Ce font les Tisliitiers-rubaniersqui les fabriquent. V. Frange.

MOLLI FIEE, v. act. ( Gramm. )amollir.

Mollifier , en terme de Cornetier ,fe dit de faction d’amollir les galins ,fendus pour pouvoir les étendre 6 c lesouvrir plus aisément. On les met dansune chaudière fur le feu ; tout fart decette opération consiste à leur donner ledegré de chaleur nécessaire, fans lequelon n’en pourrait rien faire.

MOLLIR , v. n. ( Gramm. ) c’est de-venir mol. Vov. Fart. Moi.

Mollir , {Marine ) c’est lâcher unecorde afin qu’elle ne soit pas si tendue.Mollir fe dit aussi du vent, lorfqu’il di-minue & n’est pas si fort. v

Mollir , fous f homme , ( Maréchal. )fe dit d’un cheval qui diminue de forceen allant. On dit aussi qu’il mollit , ouque fa jambe mollie, lorfqu’il bronchesouvent.

MOLMUTINES , ( Lois. Jurif.) Foy.au mot loi , Lois Mulmutines.

MOLOCH , ( Mythol. ) on écrit cenom diversement, Molok , Moloc, Mal-cam & Milcom ; faux dieu de plusieurspeuples orientaux , & en particulier desAmmonites. Les Juifs qui f adoraient,sont appellés Molochites dans f écriture.On lui facrifioit des animaux , & l’onfaisoit rapidement passer des enfans de-vant un bûcher allumé de cette idole,

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pour purifier ces enfans par cette céré-monie.Selden croit que le Moloch desAmmonites, est le soleil, & dom Calmetadopte la même idée. Voye{ sa disserta-tion sur Moloch , à la tête de son Com-mentaire fur le Lévitique. {D. J.)

MOLOCHATH, ( Ge’og. anc. ) fleuvede la Mauritanie Tingitane. PomponiusMêla f appelle Mulucha , & les ArabesMun\emoir. II bornoit autrefois le royau-me de Bochus & celui des Maííaí'yliens.{D. J.)

MOLOPAGUES , ( Ge'og. ) peuplessauvages de f Amérique méridionale auBrésil. Ils occcupent une contrée spa-cieuse au-delà de la riviere Paracivaï.Les hommes portent leur barbe , & lecouvrent le milieu du corps ; les femmeslaissent croître leurs cheveux & s’en fer-vent pour couvrir leur nudité. ( D. J. )

MOLORCHOS, {Ge'og- anc.) forêt dela Némée , contrée de f Elide. Virgile enparle dans ses géorgiques, lib. III. v. 19 ,où on lit lucosque Molorchi. Le bois deMolorchus , dit Servius, est la forêt deNémée , dans laquelle on célébrait desjeux en fhonneur d’Achémorus ; & quantà son nom , il lui vient de Molorchus,berger qui exerça l’hospitalité enversHercule , lorsque ce héros arriva danscet endroit pour tuer le lion de Némée.{D. J.)

MOLOSSE , f. m. ( Littérat. ) termede f ancienne poésie grecque & latine.C’est le nom d’une mesure ou pié devers , composé de trois longues, commeàudïrî, cântàbànt, vTrtûtëm. II avoir prisce nom 011 des Molojses , peuples d’Epire,ou de ce que dans le temple de Jupitermolossien , on chantoit des odes dans les-quelles ce pié dominoit, ou encore parcequ’on les chantoit en fhonneur de Mo-lossiis , fils de Pyrrhus, & d’Andromaque ;d’autres veulent que ce soit parce que lesMolosses , en allant au combat, chantoicntune chansonguerriere dont les vers étoientpresque tous composés de syllabes longues.Les anciens appelloient encore ce pié vo-lumnius , extemipes , hippius & charnus.Denis, c. iij. pag. 475.

Molosses , les ( Ge'og. anc. ) Molojs ,& leur contrée Molojsis ou Molojsiœ ;