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la matière soient évaporées ; enfin vous ymêlerez un peu de cire commune , & lapréparation fera faite , êe pourra être miseen usage.
Pour appliquer cette composition à laracine d’un arbre , tondez-la , & trem-pez-y les deux bouts de la racine Punaprès P autre ; ensuite mettez la racinedans Peau , & enfin plantez-Ia en terre demaniéré que le plus petit bout soit en bas,afin que le plus grand ait moins de che-min à faire pour sortir de terre, & rece-voir les influences de Pair ; après quoivous recouvrirez la racine de terre , quevous foulerez le plus que vous pourrez,afin que la racine ne reçoive point tropd’humidité. Foye{ ACTION DE PLANTER.
MOMON , f m. ( Gram.j somme d’ar-gent que des gens masqués jouent dans desjours de fêtes. H est défendu de parlerquand on présente le rno/non. On ne donneni ne reçoit de revanche.
MOMORDICA , ( tìotaniq. exot.) cegenre de plante étrangère est nommé parles Anglois maie baljamapple , son fruits’appelle en françoispomme de merveille.
M. de Tourncfort après avoir caracté-risé la plante , en distingue, outre l’efpececommune , deux autres, natives de Cey-lan ; mais il n’a pas connu celle que les Pé-ruviens nomment caigua , & que le P.Feuillée a soigneusement décrite , & re-présentée sous le nom de momordica jruchiJìriato , levi. Voye\ son hist. médicinaledes plantes du Pérou & du Chili, p. 7$4.PI. XXX XI.
C’est assez de dire que la momordicad’Amérique porte une fleur blanchâtre ,stérile, d’une feule piece , découpée encinq quartiers égaux. De la base du pédi-cule commun part une fleur fertile demême structure. L’embryon qui la sou-tient , n’a presque pas de pédicule. IIdevient un fruit long environ de quatrepouces, épais de deux , un peu applati,charnu , le plus souvent bosselé , rayé ,pointu par ses deux bouts, un peu recour-bé vers son sommet, couvert à fa nais-sance d’une écorce verd-blanchâtre , quile change en beau verdvers son extrémité.Ce fruit renferme une substance blanche,spongieuse , d’un goût aigrelet, creusée
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dans l’intérieur , où l’on voit plusieursgraines attachées à leur placenta blanc.La peau de ces graines est noire dans leurmaturité , & chaque graine renferme uneamande blanche , du goût des nôtres. Tousles Péruviens chez lesquels on trouve cetteplante , mangent ee fruit dans leurs sou-pes ; il est extrêmement rafraîchissant,& sort utile dans un pays où les chaleurssont excessives.
On ne cultive en Europe une ou deuxespeces de momordica , que pour la va-riété & la singularité de leur fruit ; carce ne sont des plantes étrangères ni belles,ni utiles, outre qu’elles demandent unegrande place dans les serres , & beaucoupde soins.
Ce sont des plantes annuelles. On seméleurs graines dans des lits de tan préparé ;quand elles ont monté , on les transplantedans d’autres couches chaudes , où on lescultive de même que les concombres &les melons. Alors elles donnent du fruiten Juillet. Leurs graines sont bonnes aumois d’Août ; il faut les recueillir aumoment que le fruit s’ouvre , ce qu’ilfait par une maniéré de ressort, & bientôtaprès il élance lui-même ses graines decôté &: d’autre avec violence. ( D. J.)
MOMUS , ( Mythol. ce dieu de laraillerie & des bons mots satyriques , se-lon les poètes , étoit fils du Sommeil &de la Nuit. M a^os en grec , veut direreproche , moquerie. Voye\ fur le Momusde la fable , Y Anthologie , & Je livre deLucien du conseil des dieux ( D. J. )
MON A , Ge'ogr. anc. ) nom communà deux îles de la Grande-Bretagne. Lapremiere est située entte la Grande-Bre-tagne & l’Hibernie, selon César , Pline ,& Ptolomée ; c’est aujourd’hui l’île deMan. La seconde est sor la côte de laGrande-Bretagne. Tacite, /. XIV. ch.xxx. dit que les chevaux des Romains ypasterent à gué , & à la nage. C’est âprésent Pile de Man dans l’ancien breton ,& les Anglois la nomment AngleCev.(D.J.)
MON ABAMBILE, f m. ( Hist. anc. )chandelier qu’on portoit devant le patriar-che de Constantinople le jour de sonélection. II étoit à un cierge. Celui qu’on