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soient la vie monastique. Voye\ ANA-CHORETE , Hermite.
S. Basile porta dans l’Orient, le goût& l’esprit de la vie monastique , & com-posa une réglé qui fut trouvée si sage,qu’elle fut embrassée par une grande par-tie de l’Occidçnt.
Vers le onzième siecle' , la disciplinemonastique étoit fort relâchée en Occident.S. Odon commença à la relever dans la mai-son de Cluny, ce monastère par le titrede sa fondation , fut mis sous la protec-tion du S. Siégé , avec défense à toutespuissances , séculières & ecclésiastiques ,de troubler les moines dans la possessionde leurs biens, & dans sélection de leurabbé. En vertu de cela , ils ont plaidépour être exempts de la jurisdiction del’évêque , & ce privilège s’est étendu àtous les monastères qui dépendoient decelui-là. C’est la premiere congrégationde plusieurs maisons unies fous une seulchef, & immédiatement soumise au papepour ne faire qu’un corps, ou comme onf appelle aujourd’hui, un ordre religieux.Auparavant, chaque monastère étoit in-dépendant des autres , & soumis à sonévêque. V. ORDRE , CONGRÉGATION ,
Abbé , Religieux.
MONAULE , ( Mustq. instr. des anc. )Les Grecs appelloient monaule , la flûteà une tige , dont les uns attribuent l’in-vention à Osiris , & d’autres à Mercure.Bullenger dans son traité De theatro ,rapporte austì qu’on appelloit monaule ,celui qui jouoit de la flûte , seul & sansaucun autre accompagnement. Je penseque le mot monaule étoit moins le nomd’une forte particulière de flûte qu uneépithete , ou un nom général pour toutesles flûtes simples ou à une tige. ( F. D. C.)
MONBAZA , ( Ge'og. ) île de la merdes Indes , fur la côte occidentale d’A-frique , & séparée du continent par lesbras d’une riviere du même nom, quise jette dans la mer par deux embouchures.Cette île à qui l’on donne douze millesde circuit, abonde en millet , ris , vo-laille & bestiaux. Il y a quantité de figuiers,d’orangers & de citronniers ; elle fut dé-couverte par Vafco de Gama , Portugaisçn 1598. II y a dans cette île une petite
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ville à laquelle elle donne son nomT .
MONBAZA , (Ge'og. ) ville d’Afriquedans file de meme nom , avec un port& un château où réside le roi de Mélinde,& le gouverneur de la côte. FrançoisAlmeida prit & saccagea cette ville en1505 ; mais les Arabes en chassèrent lesPortugais en 1631. Enfin, en 1729. lesPortugais s’y font établis de nouveau.
( D. j. )
MONBIN , genre de plante à fleur enrose , composée de plusieurs pétales dis-posés en rond ; il fort du calice un pistilqui devient dans la fuite un fruit oval,charnu & mol ; il renferme un noyau quicontient quatre amandes, placées chacunedans une loge Plumier., nova plantarumamer. gen. Voye\ PLANTE.
MONCA , f. m. ( Com. ) monnoied’argent frappée à Mourgues, aux armesdu prince de Monaco. Elle étoit évaluéeà 48 fols de la monnoie courante : lamaison de Grimaldi Monaco a deux moi-nes pour suppôts de ses armes ; la prin-cipauté de ce nom appartenoit alors àcette maison.
MONCAHCARDo«MONCAYAR',s. m. ( Com. ) étoffe noire , d’une grandefinesse , à chaîne de soie , & trame defil de laine de sayette , fabriquée en Flan-dre , & appellée plus communément bou-ra , bura , burar ou burail. II y en a delisse ou simple , & de croisée ; on appelleaussi cette derniere , étoffe de Rome , maiselle n’a pas la longueur ni la largeur dela vraie serge de ce nom. Le moncayar apour sordinaire j de large , sur 23 aunesde long.
MONCALVO, ( Géog. ) par lesFrançois Moncal; petite , mais forte villed’Italie , dans le Montferrat , fur unemontagne , à 6 milles du Pô , & à 7S. O. de Casai, près la Stura. Long. 2s.48 lat. 44. 58. {U. J.)
MONCAON , ( Géog. ) ville forte dePortugal, dans la province d’entre Duéro& Minho , avec un château & titre decomté. Elle est fur le Minho , à 3 lieuesS. E. deTuy, 10 N. de Brague. Long.9. 33. lat. 41. $2. {D. J.)
MONCEAU , f. m. ( Gram. ) amasconfus de plusieurs choses ; on dit un tas