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Tome vingt-deuxième.
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ainsi nommée , parce qu’anciennementc’étoit le paslàge par où les Romains en-troient dans les pays Etrusques. D’autresdisent que Janus qui savoir habitée, &qui y étoit enterré , lui avoir donné sonnom. Le Janicnle étoit placé au-delà duTibre , & demeura long-temps fans êtrecompris dans s enceinte de la ville. C’é-toit la plus haute montagne de Rome , &d’où l’on pouvoit mieux découvrir toutela ville. Pendant que le peuple romainétoit aííemblé par centuries , on y tenoitdes troupes rangées en bataille , pour lasûreté de la république contre la surprisedes ennemis. ( D. J.)

Montagne , le bailliage de la, [Geog.)petit pays de France dans le gouverne-ment militaire de la Bourgogne , au nordde cette province, le long de la rivierede Seine. II est enclavé dans la Cham-pagne ; ces deux feules villes font Châ-tillon & Bar-sur-Seine. H a pris son nomdes montagnes dont il est rempli. ( D. J.)

Montagne de la Table ,{Ge‘og)montagne d’Afrique dans la partie méri-dionale , au cap de Bonne-Elpérance. Onlui a donné ce nom , parce que son som-met est fort plat, quoique la montagnede la Table soit à une lieue du cap , sahauteur fait qu’elle semble être au pié ;l’on sommet est une esplanade d’environune lieue de tour , presque toute de roc& unie, excepté qu’elle se creuse un peudans le mil jeu ; les vues en sont très-belles.D’un côté on découvre la baie 4 U cap &toute la rade ; d’un autre côté s’ostrentaux yeux les mers du Sud ; du troisièmecôté le vois le fayx cap , avee une grandeiile qui est au milieu ; §c du quatrièmecôté , c’est le continent de l’Afrique , oùles Hollandois ont plusieurs habitationsadmirablement bien cultivées. Au-desl'ousde la montagne est bâti 1 c fort des Hol-landois pour leur íureté. {D, J.)

Montagne des béatitudes ,( Geog . ) montagne de la Judée aux en-crons de la tribu de Nephtali; elle estséparée des autres, & s’éleve comme aumilieu d’une piaille. La tradition veut qugce soit fur cette montagne, que Jesu&-Chrift sit ce beau sermon, qui contientk pu te la perfection du christianisme. (D. J.)

MON

Montagne de l’Oiseau, (Géog;)ou mont St. Bernardin, par les Italiensmonte di Uccello, & par les AllemandsVogelsberg, montagne du pays des Grisonsdans le RhinWald. Voyez VOGELSBERG.{D. J.)

MONTAGNIAC , ( Geog. ) ville con-sidérable d’Asie , en N atolie , dans la pro-vince de Bec-Sengil, fur la mer de Mar-mora. M. Vaillant prétend fur des ins-criptions authentiques , trouvées fur leslieux, que Montagniac est s ancienne Apa-mee. Pour se refuser à cette conjecture ,il faut dire que les inscriptions qui l’auto-risent , ont été transportées à Montagniacde quelque endroit voisin. Quoi qu’il ensoit, le golphe fur les bords d u quel est bâ-tie Montagniac, s’appelloit autrefois C ta-mis Jînus , de l’ancienne ville de Cìum ,dont on voit encore quelques ruines. Parle moyen de ce golfe , cette ville a com-merce avec Constantinople , dont elle està 24. lieues, & avec Bursa, dont elle està cinq lieues. Long. 4 6. ao. lat. 40. 10.{D. J.)

MONT AIGUILLE, ( Ge'og. ) & parle peuple ; montagne inacceffible , qui apaste long-temps pour une merveille du-Dauphine , phantôme que la crédulité denos pères avoir produit. Cette merveillese réduit à un rocher vif & escarpé ; ce ro-cher est détaché de tous côtés, & plantéfur une montagne ordinaire dans le petitpays de Treves, à deux lieues de Die,& à neuf dc Grenoble.

On l’a donné jusqu’au commencementde ce siecle pour une pyramide ou cônerenversé, & l’on assurait très- sérieusement,qu’il étoit beaucoup plus large par le hautque par le bas ; cette opinion même futpresque autorisée par l’histoire de l’aca-démie royale des Sciences, année 1700.p. iv. car on y lit, que la pyramide n’apar le bas que mille pas de circuit, &qu’elle en a deux mille par le haut. II estvrai que l’historien ajoute , que cette py-ramide se seroit peut-être redressée, sielle avoit été examinée par M. Dieu-lamant.

On feut bientôt après, en 1703 , querien n’étoit plus faux que cette prétenduefigure extraordinaire d’un cône renversé

qu’on