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Tome vingt-deuxième.
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M. de Valois pensoit que le Vellauno-âunum de César étoit Montargis ,• maisil n’y a rien qui puisse appuyer ce senti-ment que la seule autorité de ce savanthomme. Montargis est une cité nouvelledu moyen âge , dans laquelle on ne trouveaucune trace d’antiquité, & dont la po-sition ne quadre point avec le passageentier de César.

Cette ville est furie Coing, à 6lieuesde Nemours, 20 de Nevers, & 24 deParis. Long. selonCassini, 20. 14'. 30" lat.47 - 59 '

JViadame Guyon (Jeanne-Marie-Bou-vier de la Mothe ) st célébré par ses écrits& ses disgrâces , naquit à Montargis le 13Avril 1648. On fait ses avantures. Elleabandonna ses biens à ses enfàns pour de-venir supérieure d’une communauté éta-blie à Gex ; les réglés de cette commu-nauté n’ayant pas été de son goût, elleprêcha d’autres maximes , & se vit obligée

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de se retirer chez les Ursulines de Tho-non , de-là à Turin , à Grenoble, â Ver-ceil. Au milieu de toutes ses courses, ellecomposa plusieurs livres , entr’autres leCantique des Cantiques , interprété se-lon le sens mystique , & les Torrens spi-rituels. Elle se rendit à Paris pour fa santé ,dogmatisa , & fut mise dans un couvent.Mais la protection toute puissante de mad.de Maintenon lui rendit la liberté ; ellevint à Versailles remercier fa bienfaitrice ,vit l’abbé de Fénelon, alors précepteurdes enfans de France, & gagna sonamitié. Elle répandit bientôt dans Saint-Cyrses íentimens , & madame de Maintenonf abandonna. Alors elle fut renfermée auchâteau de Víncennes, & eníìúte à laBastille : elle en sortit, & se retira àBlois, ou elle mourut le 9 Juin 1717 , à69 ans. Veuve dans un grande jeunesse,avec du bien , de la beauté & un espritfait pour le monde , elle s’entèta , dit

gardé dans le trésor de la ville , Sc tous les ans il le célébré une fête en l’honneur de cette victoirek 5 septembre.

La levée du siégé de Montargis , où commandoit le brave Villars , fat le premier succès de laFrance désolée par les Anglois Sc les Bourguignons.

Charles VII accorda à cette v Ile l’exemption de tous droits d’aides , tailles , subsides , par let-tres—patentes de 1430 , Sc lui permit de s’intituler Montargis le franc. II accorda autïì quatre foiresfranches, Sc permit l’usage du bois en la forêt voisine pour le chaulïàge Sc les bâtiments. Cesprivilèges ont été confirmés par les rois suivants.

En 1459, Charles VII aílembla Ion parlement k Montargis pour y faire le procès à Jean Ducd’Alençoti , accusé du crime de leze-majesté, Sc condamne a perdre la tète. Charles VIII y tint austïfa cour , Sc embellit le château ; Renée de France , fille de Louis XII , y fit fa résidence , procural'aggrandilsement de la ville qu elle aimoit, Sc la fit paver ; elle fit beaucoup de bien aux habitantsSc aux religionnaires qu’elle assectionnoit.

En 1585 , le peuple aima mieux se retirer à Ferriere que d’obéir au duc de Bourbon , qui avoitsurpris le château contre le service du roi. Henri IV demeura trois semaines au château en 1607.

On ne compte plus â Montargis que 7 à 8000 âmes ; le nombre des habitants montoit autre-fois au double.

Le P. Morin , dans son Histoire du Gâtinois fait une mention honorable de trois gouverneurs deMontargis', Villars qui fit lever le siégé aux Anglois, Bourquinen tué au siégé de Honfleur en 1449,dont il prétend que Charles VII porta le deuil pendant plusieurs jours ; Sc Antoine Deshayes ,qui se signala sous Henri IV Sc Louis XIII.

Antoine f Hôte , qui a vécu fous les mêmes rois , commentateur de la coutume de Montargis étoitlieutenant-général au bailliage.

Jean Fronteau, chanoine régulier tV sainte Genevieve , chancelier de l’imiversite de Paris, rivantdans les langues, Sc qui a dressé la belle bibliothèque de sainte Genevieve, est mort prieur-curede Montargis en 1662.

La fievre miliaire , ainsi appellée des vésicules ou pustules à peu près semblables à des grains demillet qui s’élevent fur les parties supérieures du corps , a été savamment traitée avec ses remedespar M. Gastelier , médec n à Montargis , en un volume in- 12. 1773 - Les habitans de cette ville-y font fort sujets , par la situation du lieu. Des observations très-importantes fur ce fléau epidémiqua;terminent cet Estai , qui fait honneur aux lumières Sc au aele patriotique d^’auteur* (O