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différentes & est cité dans les plus ancienstitres.
11 y a eu dans cette ville des famillesqui ont donné des magistrats & des offi-ciers distingués, tels que Nicolas de Sainr-Anthost , d’abord conseiller au parlementde Dijon en 1534, ensuite premier prési-dent du parlement de Rouen, dont les his-toriens parlent avec éloge. Sa maison àMont-Cenis est encore appellée la maisonde Saint-Anthost.
La famille Pelletier a donné des cheva-liers de Malthe, un maréchal de camp ,gouverneur de Furnes ; de celle des Boi-veau fort un commandant à Colmar , &chevalier d’honneur au conseil souveraind’Alsace ; celle des Dutand a donné plu-sieurs présidons à la chambre des comptesde Dijon.
Celle de Pernot a eu Andoche Pernot,abbé de Ciseaux, & plusieurs conseillersau parlement ; celle de Villedieu a enri-chi le parlement d’un de ses plus grandsmagistrats & des plus vertueux , mort en1768 après avoir bien servi le roi & lepublic pendant 48 ans. Son íìls a marchéfur ses traces. Celle des Bureau a donnédes magistrats & des officiers. (C)
MONT-CENIS, ( Géogr.) en latinCinefius-Mons , partie des Alpes que lesanciens nommoient Cottiennes ; elle sé-pare le marquisat de Suze de la Morienne.On divise le Mont-Cenis en petit & engrand Mont-Cenis. Le premier est moinsélevé, & le plus proche du Piémont.Quelques Auteurs l'appellent Jucum Si-benicum. Son nom moderne lui vient dela petite riviere Cenis , qui en descend ;la Novalese, bourg du Piémont, est aupié du petit Mont Çenis. On y prend desmulets pour monter au plus haut endroitdu passage où se trouve une plaine, aumilieu de laquelle est un petit lac très-profond. Le côté qui regarde la Savoies’appelle le grand Mont- Cenis ; il est plushaut & plus roide que l’autre, quoiqueles chevaux y passent continuellement ;mais ce font des hommes pour l’ordí-naire qui portent les voyageurs de ce côte-lé. Ceux-ci, quoique bien couverts, ilsont de la peine à supporter le froid qu’ilséprouvent pendant 3 heures en passant
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fur le Mont-Cenis. Annibal y fit pourtantcamper ses troupes un jour & une nuit.M. Heerkens, savant Fïollandois, dans sonVoyage imprimé en 177 0 , prouve parles autorités de Polybe & de site-Live ,qu’il a passé par les Alpes Pennines qu'onnomme maintenant le Mont-Saint-Ber-nard. Les ossemens de l’éléphant entierqu’on a trouvés dans cette partie desAlpes, le confirment dans ce sentiment.On sait qu’Annibal avoit conduit trente-sept éléphans jusqu’au Rhône. 11 ne luien restoit plus qu’un lorsqu’il entra dansla Toscane. Cet auteur croit cependant! qu’Annibal aura divisé son armée, & enI aura fait passer une partie par les AlpesCottiennes, à présent le Mont-Cénis , &une partie par les Alpes Grecques ou legrand Saint-Bernard. Mais il combat avecavantage l’opinion du chevalier Folard &du marquis de Saint-Simon qui ont pré-tendu qu’Annibal avoit pasie par le montGeneve, au-dessous des Alpes Cottiennes.An. lit. t . I. p. 179. 1773. (C).
MONT-CÉSAR, Mons-Cœfaris ,( Ge'og. anc. ) montagne du Beauvoisis,près de laquelle dans les plaines, marais ,& bois d’entre Froidmont, Breste & lepont de Hermes, Loysel place le théâtredu combat entre César & les Belges, oùceux-ci commandés par le brave Corréede Beauvais, furent défaits, fan de Rome
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Loysel, dans ses Mémoires fur Beau-vais , dit que de son temps on reconnoisosoit encore dans l’enceinte du terrein qu’ilvient de désigner , l’endroit ou Corrée futbattu & tué, ainsi que les différons lieuxqui servirent de camp soit aux Belgesconfédérés, soit aux troupes romaines.Antiquités de Soijfons , t. J. pag. 107.édit. de 1771. ( C.)
MONT-CYLLENE, ( Géog. anc. &mod.) en latin Cyllene, Cyllena, Cylle-nius, nous disons austì en François MontsCylléniens , célébré montagne du Pélo-ponnefe en Arcadie. C’étoit la plus hautemontagne de ce pays-là au jugement deStrabon & Dicéarque qui l’avoit mesurée,lui donnoit 14315 stades de hauteur,c’est-à-dire plus de 1700 pas. Patiíaniasrapporte qu’il y avoit fur son sommet ua