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M. de Sainte-foix nous a conservé uneanecdote curieuse , sur René Vian , sei-gneur de Chanlivaut, qui marque combience seigneur , qui étoit gouverneur deMontereau , avoir les sentiments nobles,& combien il étoit attaché à Henri IV.
II reprocha à Duperron fa lâcheté d’a-voir soumis son maître à Rome à l’igno-minie d’être gaule. Duperron s’avisa delui dire, que les coups de houíline dugránd-pénitencier étoient si légers , qu’ilne les sentoit pas plus que si une mouchelui eût passé fur les épaules. " Jour Dieu !„ s’écria Chanlivaut en le poussant rude-„ ment contre le mur, au seul geste qu’en,, auroit fait le pape , je l’aurois astòmmé.Histoire de l'ordre du Saint-!:J p rit , t. III.
D. François Lami, né à Montereau en1636 d’une illustre famille, fit professionà S. Rémi de Reims , en 1659, se dis-tingua par la beauté de son esprit, lapolitesse de fbn style, & l’exceilence defies ouvrages. Les plus répandus font lesleçons de la fageste , publiées en 1703 ,les entretiens , en 1706. II eut des dis-putes assez vives avec le pere Malebran-che, M. Nicole, & M. Gibert fur farhétorique ; il est mort en l’abbaye de S.Denis en 1711. ( C. )
MONTE-RESSQRT , outil d'Arquer-lufìer , c’est un morceau de fer dont latête est pliée quarrément de la longueurd’un i pouce , & qui est percée fur le boutd’un œil en écrou , dans lequel passe unevis fort longue & vissée dans toute fa lon-gueur. Le bas de ce morceau de fer estrecourbé en rond de la longueur d’undemi-pouce. Cet outil sert aux arquebu-siers pour monter le grand ressort fur lanoix , lorsqu’il est attaché L:r le corps deplatine , en cette forte : ils posent la mâ-choire recourbée en rond dessous le hautdu grand ressort, & ensuite font tomberla vis sur le rebord du corps de platine ,& vissent jusqu’à ce que le grand ressortloir monté à une hauteur convenable.
^ MONTEREY , ( Geog. ) petite villed’Espagne, dans la Galice , aux frontièresdu Portugal, avec titre de comté fur lariviere dç Tamaga , Long. 10. u. lat.
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MONTÉROH , ( Hift. nat. Botan. )plante de l’île de Madagascar. Elle esttrès-vilqueuse & érriolliente , comme laguimauve.
MONTÉSA , ( Geog. ) forte ville d’Es-pagne , au royaume de Valence , â deuxlieues de Xativa. C’est le siégé d’un ordrede chevalerie qui en porte le nom , & quifut établi en 1317 , par Jacques II, roid’Aragon. Long. 17. 11. lat. 39. 1.
MONTEUR, ou FAISEUR de boîtes ,c’est parmi les Horlogers , l’ouvrier quifait les boîtes des montres. La plupartfont horlogers , mais quelquefois aussi ilssont orfèvres. Les outils dont ils lé ferventn’ont rien de bien particulier ; ce font destours à tourner , des marteaux , des en-clumes , des resingues , des mandrins, Qc.enfin ils emploient la plupart de ceux dontles orfèvres font usage pour faire des char-nières , de, petites cuvetes , &c.
^ MONTFAUCON , ( Geog. ) du moyenâge ) Mons-Falconis , ville de Champagneen Argonne , qui doit son origine à uneabbaye qu’y fonda Landry ou Balderic ,du temps de Dagobert, fous le vocablede saint Germain d’Auxerre : Flcdoardfait mention des miracles qui s’y epé-roient, & du vidame de cet endroit, fousle nom de vice-domínus.
_ MONT-FAU.COpJ , ( Topographie. )gibet autrefois fameux en Francs, aunord & près de Paris, aujourd'hui ruiné.Enguerrand de Marigny , surintendant desfinances fous Phiîippe-le-Be!, le fit bâtirpour exposer le corps des criminels aprèsleur supplice , & il y fut pendu lui-mêmepar une des plus criantes injustices. Lescheveux dressent à la tête de voir l’in-nocence subir la peine du crime ; cepen-dant une semblable catastrophe égalementinique arriva dans la suite à deux autressurintendants , à Jean de Montaigu sei-gneur de Marcouílis , fous Charles VI,& à Jacques de Beaune seigneur de Sem-bîançay , fous François I. On connaîtTépigramme héroïque , pleine d’aisance& de naïveté que Marot fit à la gloirede ce dernier surintendant.
Lorsque Maillard , juge i’enfer , mtnoitA Mont-saucon Semblancai l’anie rendre ,
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