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Tome vingt-deuxième.
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beaucoup plus haut ; il y grimpa par-def-íus de grandes pierres mal assurées. Unede ces pierres s’étant éboulée, en en-traîna avec elle quelques centaines deplus grandes, avec un bruit íì violent ,qu’on auroit cru que toute la montagneécrouloitenfin Frœlichius ayant apperçuun nouveau rocher plus haut , & ensuitequelques autres moindres, mais dont ledernier paroistòit toujours plus élevé quele précédent, il fut obligé de passer à-tra-vers au péril de fa vie, jusqu’à ce qu’il eûtgagné le sommet.

», Toutes les-fois > dit-il , que je jet-„ tois les yeux fur les vallées au-dessous ,», qui étoient couvertes d’arbres, je n’y», appercevois que comme une nuit noire,», ou du-moins une couleur de bleu cé-» leste , telle qu’on en voit souvent dans,1 l’air quand le temps est beau ; & je„ croyois que st j’étois tombé , j’aurois„ roulé non fur la terre, mais dans les

cieux, car les objets visibles, à cause», de leur grande pente, sembîoient dimi-» nués & confus. Mais lorsque je montai„ encore plus haut , j’arrivai dans des» nuages épais, & les ayant traversés ,„ je m’aíîis pendant quelques heures ; je», n’étois pas alors bien loin du sommet ;», jevoyoisdistinctement les nuages blancs,», dans lesquels j’étois, se mouvoir au-», dessous de moi , & j’apperçus claire-», ment au - dessus d’eux l’étendue de», quelques milles de pays ,. au-delà de», celui de Sépuze , où étoient les mon-», tagnes. Je vis aussi d’autres nuages ,», les uns plus hauts , ses autres plus bas,», & quelques-uns également éloignés de», terre .• de tout cela je conclus trois,, choses. i°. Que j’avois pasté 1 e com-», mencement de la moyenne région de», l’air. z°. Que la distance des nuages à», la terre varie en différens lieux , selon», ses vapeurs qui s’élèvent. 3 0 . Que la», hauteur des nuages ses plus bas, n’est», seulement que d’un demi-mille d’Alle-», magne.

», Quand je fus arrivé au sommet de la», montagne, continue Frœlichius, l’air», étoit st délié & si calme , qu’on n’au-», roit pas vu remuer un cheveu , quoi-» que j’eusse senti un fort grand vent fur

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», les montagnes au-dessous. Je trouvât», donc que 1 e fin sommet du mont Car-», pathus a un mille de hauteur, à pren-», dre depuis fa racine la plus basse , juf-», qu’à la plus haute région de l’air , où», les vents ne souillent jamais. Je tirai», un coup de pistolet, qui d’abord ne fit», pas plus de bruit que quand on casse un», bâton ; mais un moment après , j’en-», tendis un long murmure, qui remplit», ses vallées & ses bois inférieurs.

», En descendant par les anciennes», neiges dans les vallées, je tirai encore», une fois ; mais ce coup rendit un son», terrible , comme íi on avoit tiré du», canon , & je crus que toute la mon-», tagne alloit tomber fur moi. Le son», dura bien un demi-quart d’heure , jus-», qu’à ce qu’il fût parvenu aux antres ses», plus secrets de la montagne , où étant», augmenté , il réfléchit de toutes parts ;

», d’abord ses cavernes supérieures reten-», tirent peu ; mais quand 1e son fut ar-», rivé à celles d’au-deííòus, 1e bruit fut», très-violent. »,

U grêle ou neige presque toujours furces hautes montagnes , même dans 1ecœur de l’été, c’est-à-dire , aussi souventqu’il pleut dans ses vallées voisines , il estmême aisé de distinguer les neiges de dif-férentes années, par la couleur & la fer-meté de leur surface. {D. J. /

MONT - L’HERI , ou MONT LEHÉRI, ( Géog. ) petite ville de file deFrance à 6 lieues de Paris, & à 3.de Cor-beil. Son ancien nom latin est Mons-Le-therici , corrompu dès 1e xi j. siecle, enMons Leherici , ou Leheri. Elle prit cenom de son fondateur. Il 1e donna àMont - VHtri une sanglante bataille en1465 , entre Louis XI. & 0 harles de #France, duc de Berri, son frere. Long-temps auparavant Louis-le-Gros avoitruiné 1 e château de Mont-CHéri , exceptéla tour qui subsiste encore aujourd’hui.Long. selon Cassini, 19. 47'. 37". lat, 48.38'. ç". (D. J.)

MONT-LOUIS , ( Géog. ) petite ,mais très-forte ville de France dans sesPyrénées, á la droite du col de la Per-che. Louis XIV. la fit bâtir en 1681, &fortifier par 1 e maréchal de Vau’ban. Il y