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Tome vingt-deuxième.
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M O R.

» violence, se réfléchir sur elle-méme, & I*> allume celle qui ne Pétoit pas. De forte» que devenue un fluide à ressort, elle |» réunit tous ses efforts contre la bombe I» qu’elle chasse avec toute la force dont J« elle est capable. Les chambres sphériques {,> seroient sans doute préférables à toutes I« les autres pour les armes à feu en géné- I» rai, si elles n’avoient le fort de toutes jn les machines, qui est de ne pouvoir être i?> perfectionnées au point de les rendre 1» exemptes de défauts. Le diamètre de j» Pentrée de cette chambre étant plus pe- >» tit que celui de la chambre même , fait, 1» comme on l’a déja dit, que la poudre !» s’enflamme presque dans le même ins-» tant. Mais cet avantage est sujet à un |r> inconvénient qui est que la dif^culté que Ir> la poudre trouve d’abord à s échapper ,r> fait qu’elle tourmente extrêmement Paf- J» fut, la plate-forme & le mortier qu’il jr> est presque impossible de maintenir sous» l’angle où on l’avoit pointé. Ainsi la j*> bombe portant fous une direction diffé- Ir> rente que celle qu’on lui avoir donné ,n s’écarte beaucoup du but. ( Nous avons J» vu que cet inconvénient joint à celui de I»> ne pouvoir écouvillonner exactement ler> canon, les a fait abandonner entière- [f> ment dans le canon ).

n Quand on ne veut pas tirer loin , &

« qu’on ne met dans la chambre qu’une pe-» rite quantité de poudre , il y reste un j» grand vuide qui diminue beaucoup la !y> charge , parce qu’elle n’est pas serrée , Jf> & l’on ne peut remplir ce vuide de terre i» par la difficulté de Pétendre également. I” C’est pourquoi on se sert peu de ces 1>i mortiers pour P attaque des places , les" réservant quand on est obligé de faire un Ia bombardement de fort loin ; alors ils |" font excellens. On a cherché à conserver" ce que ces chambres ont de bon , en cor- |» rigeant ce qu’elles ont de défectueux. !» C’est ce qu’on a fait dans les chambres à” poire. Le fond de ces chambres est à- J« peu près une demi íphere, dont le dia- I» métré du grand cercle détermine celui» de la chambre. De-là les parois vont |

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» rencontrer Pentrée en adoucissant. Le," diamètre en est un peu plus petit que ce-» lui du fond. L’avantage de cette, cham-» bre est que deux livres de poudre y fontw plus d’effet que trois dans le mortier cy-» líndrique, toutes choses étant égales» d’ailleurs. Ces mortiers ne font pas fu-,1 jets à casier leurs bombes , & l’on y" met aussi peu de poudre que l’on veut,m fans que cela leur ôte rien de la pro-» priété qui leur est essentielle , qui est que» la poudre fe trouvant plus ramassée, s’en-» flamme à la ronde pour réunir tous ses» efforts. Alors la flamme pouvant glisser,» pour ainsi dire , contre les parois qui se» trouvent depuis le milieu de la chambrer> jusqu’à Pentrée , sans être emprisonnée» comme dans la chambre sphérique , elle» s’échappe plus aisément, & ne tour-» mente point tant Paffut, & les machines» dont on est obligé de fe servir pour» pointer.

„ Enfin l’on s’est servi dans ces derniers» teins de mortiers ìi cône tronqué. Comme7) cette chambre est extrêmement évasée,7 > la poudre s’y enflamme asiez facilement ;77 mais aussi elle a la liberté de fe dilater ,77 fans rencontrer d’autre obstacle que la77 bombe , ce qui fait que la même quan-77 tité ne chasse pas tout-à-fait si loin que77 dans les mortiers à poire ; mais elle les77 chasse au-delà des cylindriques. La figure77 de ce mortier est plus commode que77 toutes les autres pour l’appuyer sol id e-77 ment contre les coins de mire, lorsqu’on77 veut le pointer sous quelque angle que ce» soit, à cause que le métal y est uni. M.77 Belidor ajoute que dans les différentes77 épreuves qu’il a faites, iln’a jamais tiré» fi juste qu’avec ce dernier mortier 77.

Le mortier se place sur un affût, pour lafacilité de son service. Voy. la descriptionde celui qui lui est plus ordinaire à la fuitede celui du canon. 0

Pour faire connoitre les principales di-mensions du mortier, l’on joint ici la tablesuivante tirée de l’ordonnance du 7 Octo-bre 173 2.

Tome XXII.

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