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Tome vingt-deuxième.
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M O R

Pour le prix que le roi paie pour la fa-çon de chaque mortier , voye\ la table sui-vante.

Table da prix des façons des mortiers Ùpierriers.

Fonderies

Mortier de12 pouces.

Mortier de8 pouces.

Mortier de6 pouc«s.

Pierriersde 12 &.dei^pouces.

Paris,

45° 1.

3501.

2 CO 1 .

35° 1.

Douay,

2?Ç

roo

2Ç0

Stras-bourg ,

44O

320

270

Lyon,

37O

28;

23 j

Perpi-

gnan,

300

230

200

200

•K

Des inftramens nécessaires pour changerle mortier, 0 de la maniéré de le charger.Pour charger un mortier , íl faut plusieursinítrumens, comme pour charger le canon.Les principaux font une dame ou une de-moiselle du même calibre de la piece,pour battre , refouler la terre cu le four-rage dont on couvre la poudre ; une ra-cloire de fer pour nettoyer Pâme & lachambre du mortier ; & une petite cuillerpour nettoyer plus particulièrement lachambre de la poudre ; un couteau de boisd’un pié de long , pour ferrer la terre au-tour de la bombe ; il est austì besoin dedégorgeoirs de coins de mire & de deuxboutes-feu.

L’officier qui fait charger le mortier ,ayant réglé la quantité de poudre dontil convient de le charger , fait mettrecette poudre dans la chambre du mortier;après quoi il • la fuit couvrir de fourragequ’il fait refouler avec la demoiselle. Onrecouvre ce fourrage de deux ou trois jpellerées de terre qu’on refoule austì ; iaprès quoi on pose la bombe sur cetteterre ; on la place le plus droit qu’il est Ipossible au milieu du mortier , la fus'e ou jlu lumière en-haut. On rejette de la 1

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terre dans le mortier , & on entoure labombe de tous côtés ; on refoule cetteterre avec le couteau dont on a parlé ;en for te que la bombe soit fixe dans lasituation où on l’a mise. Tout cela étantfait, l’officier pointe le mortier , c’est-à-dire qu’il lui donne Finclinaison nécestairepour faire tomber la bombe dans le lieuoù on veut la faire aller. Lorsque lemortier est placé dans la situation conve-nable pour cet effet, on gratte la fusée ,c’est-à-dire qu’on la décoëffe ; on faitaussi entrer le dégorgeoir dans la lumièrepour la nettoyer. On la remplit de poudretrès-fine ; &c ensuite deux soldats pren-nent chacun l’un des deux boute-feux ;le premier met le feu à la fusée & lesecond au mortier. La bombe chassée parPeffort de la poudre va tomber vers lelieu où elle est destinée ; & la fusée quidoit se trouver à sa fin lors de l’iníìantoù la bombe touche le lieu vers lequelelle est chassie, met dans ce même lut-tant le feu à la poudre dont la bombeest chargée : cette poudre, en s’enfìam-mant, brise & rompt la bombe en éclatsqui se dispersent á-peu-près circnlaire-ment autour du point de chute, & quifont des ravages considérables dans lesenvirons.

Remarques. Si la fusée mettoit le feuà la bombe avant qu’elle fût dans le lieuoù on veut la faire tomber , la bombecreveroit en Pair, & elle pourroit faireautant de mal à ceux qui l’auroient tiréequ’à ceux contre lesquels on auroit voulula chasser. Pour éviter cet inconvénient,on fait enforte que la fusée dont on con-naît assez exactement la durée, ne mettele feu á la bombe que dans Pinstant qu’ellevient de toucher le lieu fur lequel elleest chassée ou jettée. Pour cet effet,comme la fusée dure au moins le tempsque la bombe peut employer pour allerdans l’endroit le plus éloigné où elle puisiètomber ; lorsqu’on veut faire aller labombe fort loin , on met le feu à la fusée& au mortier & en même temps ; lorsquela bombe a peu de chemin à faire, onlaisse brûler une partie de la fusée avantde mettre le feu au mortier.

Dç la position du mortier pour tiresP p z

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