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Tome vingt-deuxième.
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MORTIER-PERDREAUX , ou à per-dreaux. ( Fortif. ) est un mortier accom-pagné de plusieurs autres petits mortierspratiqués dans FépaiiTeur de son métal.Chacun de ces petits mortiers a une lu-mière percée à un pouce de son extré-mité , laquelle répond à une pareille lu-mière percée dans l’épaisseur du gros mor-tier , immédiatement au-dessous de laplinthe qui arrête les petits mortiers.

Ces petits mortiers font propres à tirerdes grenades, & on appelle ce mortierqui les contient à perdreaux , parce qu’enle tirant, fa bombe peut être regardéecomme la perdrix accompagnée de gre-nades qui lui tiennent lieu de perdreaux.Les alliés ont fait beaucoup d’ufage decette forte de mortiers dans la guerre de1701 ; mais ils n’ont point eu une parfaiteréussite dans les épreuves qui en ont étéfaites en France en 169^ , & qui fontrapportées dans les Mémoires ddArtille-rie de M. de Saint-Reiny.

Mortier a la coehorn , ( Fortif. )ce font de petits mortiers propres à jetterdes grenades , & qui font de l’inventiondu célébré ingénieur dont il porte le nom.

Mortier aux pelotes , (Fonderieen fable. ) Les fondeurs de menus ouvragesnomment ainsi un mortier de bois ou depierre , & plus ordinairement de fonte,dans lequel ils forment avec un mailletdes efpeces de boules ou de pelotes avecdu cuivre en feuilles, qu’ils ont aupara-vant taillées en morceaux longs & étroitsavec des cisailles. Foye^ Fondeur ENsable.

MORTIFICATION , f. f. ( Gram. )il a plusieurs acceptions aífez diverses. IIfe dit de la corruption de quelques partiesde l'animal vivant. V. fart.fuiy. II fe di tdes austérités que les personnes d’une piététimorée exercent fur elles - mêmes, soiten expiation des fautes qu’elles ont faites,soit en préservatif de celles qu’elles pour-roient commettre. 11 fe dit d’une impres-sion désagréable excitée dans notre amepar le reproche, la honte , le blâme , ledéfaut de succès, les contre-tems , les con-tradictions , Ùc.

Mortification , en Me'decine , estune extinction totale de la chaleur naturelle

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du corps ou d’une partie du corps. .Foye{Chaleur.

Quelques-uns définissent la mortifica-tion , une maladie où les sucs naturelsd’une partie perdent tout-à-fait leur mou-vement propre , & acquièrent par cemoyen un mouvement de fermentation &de corruption qui détruit le tissu de lapartie.

II y a deux fortes ou plutôt deux degrésde mortification : le premier appellé gan-grens , qui est une mortification imparfaiteou commençante ; le second appellé fpha-cele , qui est une mortification entiere 011compíette. Foye\ GANGRENE & Spha-

CE MORTIFIER. ( Chimie. ) Ce termeest usité dans la chimie moderne. 11 signifiedétruire dans un mixte la qualité qu’on yregarde comme eíìejitielle, propre , ca-ractéristique. Par exemple , la fluidité oula volatil!té dans le vif-argent, la corrofi-vité dans les acides. Ainsi on mortifie le vif-argent en Punissant au souffre , à unegraisse , à un acide , &c. les acides en lesunissant aux alkalis, à une substance métal-lique , &c. {è)

MORTOISE , f. f. ( Art méchan. ) estune entaille qui fe fait dans un morceau debois ou de fer , lorfqu’on veut faire quel-que assemblage.

MoRTOISE , SIMPLE PIQUÉE JUSTEEN-ABOUT , ( Ckarpent. ) est celle qui ades embrevemens & des faussemens piquésautant juste en gorge qu’en abolit.

Mortoise DU GOUVERNAIL, ( Ma-rine ) c’est le troti qu’on fait à la tête dugouvernail, afin d’y passer la barre.

MORTODES , f. f. pi. (Cornm.) faussesperles dont on fait quelque commerceavec lesNegresdu Sénégal & autres endroitsde la Guinée. On les appelle en généralperles gauderonne'es ií y en a de rondes ,d’ovales & d’autres formes.

MORTUAIRE , adj. ( Jarifprud. ) fedit de ce qui regarde la mort. Registremortuaire eít celui où l’on écrit l’inhuroa-tion des défunts. Les curés & supérieursdes monastères &: hôpitaux font obligésde tenir des registres mortuaires. FoyeçRegistre.

On appelle extrçiU-mortuaire le certi-