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Tome vingt-deuxième.
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fient du corps, tant par Tésophage qite parla trachée-artere ; c’est par cette raisonque le cheval vomit & respire par les na-seaux, c’est par la même raison qu’il jettepar les naseaux le pus qui vient du poumon;î’épiglote étant renversée dans Tétât natu-rel fur le voile palatin. Par cette théorieil est facile d’expliquer tout ce qui arrivedans les différens écoulemens qui se fontpar les naseaux.

La morve est un écoulement de muco-sité par le nez, avec inflammation ouulcération de la membrane pituitaire.

Cet écoulement est tantôt de couleurtransparente , comme le blanc-d’ceuf,tantôt jaunâtre , tantôt verdâtre , tantôtpurulent, tantôt fameux , mais toujoursaccompagné du gonflement des glandeslymphatiques de dessous la ganache ; quel-quefois il n’y a qu’une de ces glandes quisoit engorgée , quelquefois elles le fonttoutes deux en même temps.

Tantôt l’écoulement ne se fait que parun naseau , & alors il n’y a que la glandedu côté de Técoulemenrqui soit engorgée ;tantôt Técouîement fe fait par les deuxnaseaux , & alors les deux glandes sontengorgées en même-temps ; tantôt l’écou-lement vient du nez seulement, tantôtil vient du nez , de la trachée-artere , &du poumon en même temps.

Ces vérités ont donné lieu aax diffé-rences suivantes.

i°. On distingue la morve en morveproprement dite, & en morve impropre-ment dite.

La morve proprement dite est celle quia son fìege dans la membrane pituitaire ;â proprement parler il n’y a pas d’autremorve que celle-là.

11 faut appeller morve improprementdite, tout écoulement par les nasaux , quivientfcd’une autre partis que de la mem-brane pituitaire ; ce n'est pas la morve ,c’est à tort qu’on lui donne ce nom : onne lui conserve ce nom que pour se conformer au langage ordinaire.

II faut diviser la morve proprement diteà raison de sa nature, i°. en morve simple,& en morve composée ; en morve primi-tive , & en morve consécutive. z°. Araison de son degré , en morve commen-To/ne XXII.

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çante, en morve confirmée , & en morveinvétérée.

La morve simple est celle qui vientuniquement de la membrane pituitaire.

La morve composée n’est autre choseque la morve simple combinée avec quel-qu’autre maladie.

La morve primitive est celle qui estindépendante de toute autre maladie.

La morve consécutive est celle qui vientà la suite de quelqu’autre maladie, commeà la suite de la pulmonie , du larcin , tic.

La morve commençante est celle oùil n’y a qu’une simple inflammation & unsimple écoulement de mucosité par le nez.

La morve confirmée est celle où il ya exuîcération dans la membrane pi-tuitaire.

La morve invétérée est celle où Técou-lement est purulent & sanieux , où les os& les cartilages sont affectés.

1°. 11 faut distinguer la morve impro-prement dite en morve de morsondure,& en morve de pulmonie.

La morve de morsondure est un simpleécoulement de mucosité par les nasaux ,avec toux, tristesse & dégoût, qui durepeu de temps.

On appelle du nom de pulmonie toutesuppuration faite dans le poumon , quiprend écoulement par les nasaux, dequelque cause que vienne cette suppu-ration.

La morve de pulmonie se divise, âraison des causes qui la produisent, enmorve de fausse gourme, en morve delarcin, & en morve de courbature.

La morve de fausse gourme est la sup-puration du poumon, causée par une faussegourme, ou une gourme maligne qui s’estjettée fur les poumons.

La morve de larcin est la suppurationdu poumon, causée par un levain far-cineux.

La morve de courbature n’est autrechose que la suppuration du poumon aprèsl’inflammation , qui ne s’est pas terminéepar résolution. Ensin on donne le nom depulmonie à tous les écoulemens de pusqui viennent du poumon , de quelquecause qu’ils prccedent ; c’est ce qu’on ap-pelle vulgairement morve , mais qui n’est