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teflux de l’humeur de la transpirationdans ^intérieur du nez, fans inflammationde la membrane pituitaire ; mais elles fontengorgées lorsque f inflammation gagnecette membrane.
Dans la gourme bénigne , le chevaln’est pas glandé, parce que la membranepituitaire n’est pas affectée ; mais dans lagourme maligne , lorsqu’il se forme unabscès dans l’arriere-bquche, le pus en pas-sant par les nasaux, corrode quelquefoisla membrane pituitaire par son acreté ouson séjour, l’enflamme , & le cheval de-vient glandé.
Dans la pulmonie, le cheval n’est pasglandé, lorsque le pus qui vient du pou-mon est d’un bon caractère, & n’est pasassez acre pour ulcérer la membrane pitui-taire ; mais à la longue , en séjournantdans le nez , il acquiert de l’acreté, ilirrite les fibres de cette membrane, l’en-flamme , & alors les glandes de la gana-che s’engorgent.
Dans toutes ces maladies, le chevaln’est glandé que d’un côté , lorsque lamembrane pituitaire n’est affectée qued’un côté , au-lieu qu’il est glandé desdeux côtés, lorsque la membrane est af-fectée des deux côtés: ainsi dans la pul-monie & la gourme maligne , lorsque lecheval est glandé , il l’est ordinairementdes deux côtes , parce que l’écoulementvenant de Parriere-bouche ou du poumon,il monte par-deffus le voile du palais ,entre dans le nez également des deuxcôtés , & affecte également la membranepituitaire. Cependant dans ces deux casmêmes, il ne seroit pas impossible que lecheval fût glandé d’un côté, & non del’autre; soit parce que le pus en séjour-nant plus d’un côté que de P autre , affecteplus la membrane pituitaire de ce cóté-là,soit parce que la membrane pituitaire estplus disposée à s’enflammer d’un côté quede l’autre , par quelque vice local, com-me par quelque coup.
Diagnostic. Rien n’est plus important,& rien en même temps plus difficile , quede bien distinguer chaque écoulement quise fait par les nasaux. Il faut pour celaun grand usage & une longue étude deces maladies. Pour décider avec fureté ,
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il faut être familier avec ces éconlemens ;autrement on est exposé à porter des ju-gemens faux, & à donner à tout momentdes décisions qui ne font pas justes. L’œil& le tact font d’un grand secours pourprononcer avec justesse fur ces maladies.
La morve proprement dite , étant unécoulement qui se fait par les nasaux ,elle est aisément confondue avec les dif-férens éconlemens qui fe font par le mêmeendroit ; aussi il n’y a jamais eu de mala-die fur laquelle il y ait tant eu d’opi-nions différentes & tant de disputes, &fur laquelle ont ait tant débité de fables ifur la moindre observation chacun a bâtiun système , de-là est venu cette foule decharlatans qui crient, tant à la cour qu’àl’armée, qu’ils ont un secret pour la morve yqui sont toujours sûrs de guérir , & qui neguérissent jamais.
La distinction de la morve n’est pas unechose aisée, ce n’est pas P affaire d’unjour ; la couleur feule n’est pas un signesuffisant, elle ne peut pas servir de réglé tun signe seul ne suffit pas ; il faut les.réunir tous pour faire une distinction sûre.
Voici quelques observations qui pour-ront servir de réglé.
Lorsque le cheval jette par les deuxnasaux , qu’il est glandé des deux côtés rqu’il ne touffe pas, qu’il est gai c::mme àPordinaire, qu’il boit & mange commede coutume, qu’il est gras, qu’il a bonpoil, & que P écoulement est glaireux ,il y a lieu de croire que c’est la morveproprement dite. Lorsque le cheval ncjette que d’un côté , qu’il est glandé , quel’écoulement est glaireux , qu’il n’est pastriste , qu’il ne tousse pas, qu’il boit &mange comme de coutume, il y a pluslieu de croire que c’est la morve propre-ment dite.
Lorsque tons ces signes existans , l’écou-Iement subsiste depuis plus d’un mois yon est certain que c’est la morve propre-ment dite.
Lorsque tous ces signes existans, l’écou-lement est simplement glaireux , trans-parent , abondant & sans pus , c’est lamorve proprement dite commençante.
Lorsque tous ces signes existans, l’écou-lemenc est verdâtre ou jaunâtre , & mêlé