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des vents & du froid. Nos ruches n’y fontgueres propres , puifqu’elles ne font quequatre ais de sapin verd &. mince douésentr’eux , qui, se fendant aux premières im-pressions de l’air, laiísent â travers lesfentes les abeilles exposées aux intempé-ries du temps. On prend foin alcrs ( on ledoit prendre assidûment 1 de les boucher ,en les enduisant avec de la fiente de bœufdétrempée avec de seau. On s’en foulageroi t, en se servant de ruches fa; tes de troncsd’arbres creusés , deíîéchés & parfumésavec des aromates. On leur assurerait amíiune demeure tranquille ,à l’abri des tempsfâcheux , &c par surcroît du bonheur, uneplus longue vie , que la destruction des ru-ches avec ces ais de sapin abrégé tropsouvent. C’esten vain qu'on se promettroìtde remédier à cette perte ea voulant con-traindre ces pauvres vieux animaux à passerdans de nouvelles ruches. Car , soit atta-chement à leur ancienne maison , soit fai-blesse de l’àge , elles ne peuvent s’accou-tumer à changer & recommencer ailleursleurs logemens ; elles périssent dans cestravaux , devenus plus onéreux par íe dé-goût. Je réprouvai fur deux ruches quis’écrouloient. Je voulus contraindre leurshabitans ct en prendre de nouvelles bienpréparées. On eut assez de peine à les y fairepasser ; on les plaça enfin a u même endroit :mais bientôt elles périrent , quoique l’o-pération fut faite en même temps qu’onïevoit le miel des autres, c’est-à-dire , dan?la belle saison , propre à les engager à éle-ver îenr édifice. On feroit bien, quandcette destruction des ruches est près , de lesenfermer chacune toute entiere dans unephts grande , qu> les conferveroitpins long-temps & decerminefoit peut-être les abeil-les à s’attaeher à la nouvelle , pour y re-commencer leurs travaux quand la vieillecroulerait.
De la confection àu miel. On Parnasse or-dinairement dans le diocèse de Narbonne& dans le Rouslìilon une fois chaque année,& quelquefois deux quand Tannée est fa-vorable. La premiers récolte fs fait vers Jecommencement du mois de mat, & ía se-conde dans le mois de septembre. Le mieldu printemps est toujours le plus beau, leplus Wauc, ôç le meilleur. Celui de lep-
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tembre est toujours roux. Le degré debeauté & les autres qualités dépend de1 année. Un printemps doux donnant beau-coup de fleurs & de rosées, est le plus fa-vorable pour le rendre parfait.
Pour 1 amasser, on ôte le couvercle dela ruche, arrêté fur les m on tans avcc desdoux, de façon à l’ôter aisément, & recou-vert d’u ne pierre plate, telle qu’elle puissedéfendre la ruche contre la pluie.On tâche enmême temps d introduire delaíumée paria enfouissant constamment fur des matières allu-mées Sc propres à Texcicer.On contraint aussiles abeilles attachées à élever ou remplir lesgâteaux, de descendre vers le bas de laruche qu’on veut leur conserver. Dès qu’onjuge avoir rempli cet objet, on châtreavec un fer tranchant leur nouveau tra-vail ; on Tenleve & le dépose de suite dansdes vases qu’on recouvre de maniéré àempêcher que les abeilles puissent y re-prendre de cequ'eiles viennent de perdre,& les préserver en même temps de leurperte où les entraîne leur infatiabilité na-turelle , en les excitant à s’enfoncer dansle volume perdu pour elle.
Les vases pleins, on les porte là où lemiel doit être séparé des rayons entremêlés,& Ton suspend dans ces endroits, un,deux, &c. paniers , en forme de cône tron-qué, ouvert par la grande base ayanr deuxanses diamétralement opposées, dans les-quelles on passe un bâton, par où I on sus-pend chaque panier dans un grand vase deterre fur les bords duquel les deux boutsdu bâton reposent, & dans lequel le panierdoitêtreau large. On remplit ensuite le pa-nier du miel & des rayons entremêlés, qu’onprend foin de briser à mesure : il découleà travers tous les vu ides du panier le mielqui , tombant dans le fond du vase , en forten filant dans un autre vase mis au dessouspour le recevoir. Cette pratique n’est pasíans de grands inconvéniens. Le premier& le plus grand de tous v;ent de ce qu’onne peut, quelque foin qu’on íe donne ,chasser toutes ses abeilles hors des gâteauxqu’on.veut châtrer; il en reste toujoursbeaucoup , malgré la fumée qu’y chasse ensoufflant un homme qui tient à la maindes matières propres á en fournir ; en-forte que celui qui châtre, tue, malgré