Band 
Tome vingt-deuxième.
Seite
396
JPEG-Download
 

MOU MOU

& de diamètre à discrétion , & suivant ! prépare en le mouillant avec un petit arroil’usage qu’on en veut faire : mais ils font soir , & en le labourant avec un bâton ou

toujours moins gros par un bout que parl'autre pour la facilité du dépouillement ,c’est-à-dire , pour en faire sortir plus aisé-ment le tuyau qu’on a dressé dessus.

Les tubes qu’on fait fur ces moules fontde deux sortes : les uns, simplement decarton & de papier ; & les autres, de co-peaux de bois trés-minces , ajoutés au pa-pier & au carton. Lorsqu’on veut faire deces tubes qui s’emboîtent les uns dans lesautres, il n’y a que le premier qui fe fassefur 1 e moule ., chaque tube que l’on acheveservant ensuite de moule à celui qui doit lecouvrir , sans qu’on ôte pouf cela le mouledu premier. Voyex TUBE.

Moule DE VIOLONS, {lutherie.) Voyex{article VIOLON.

Moule DE PASTILLE , ( parfumeur. )Les parfumeurs appellent de ce nom uncornet de fer blanc , creux & long commele doigt ; on l’appuie en tournant fur lapartie étendue. La pastille reste dedans. Onl’en tire en soufflant dans ce cornet par unbout.

MOULES , terme de papeterie , ce fontde petites tables faites de sil de fer ou delaiton, attachés les uns auprès des autrespar d’autres fils de laiton encore plus fins.Les moules , qu’on appelle auíîì des formes,font de la grandeur d’une feuille de papier,& ont tout autour un rebord de bois auquelfont attachés les fils de laiton. Ce font cesmoules qu’on plonge dans la bouillie oupâte liquide pour dresser les feuilles de pa-pier. Voyex Papier.

Moules des Plombiers. Ce font destables fur lesquelles ils coulent leurs tablesde plomb. Qn les appelle quelquefois toutsimplement des tables.. Cette table est faitede grosses pieces de bois bien jointes &liées de barres de fer par les extrémités,soutenues par deux ou trois tréteaux decharpente ; elle est environnée tout autourpar une bordure de bois de deux ou troispouces d’épaisseur , & élevée d’environdeux pouces au dessus de la table ; la lar-geur ordinaire des tables est de trois ouquatre piés , & leur longueur de quinze ouvingt piés.

Sur la table est du fable très-fin qu’on

rateau ; & ensuite, pour le rendre uni ,on l’applatit avec un maillet, Lt on le planeavec une plaque de cuivre appelée plane.Voyex Maillet ù Plane. Au deslús dela table est le rable. Voyex Rablb.

Outre ces moules , les plombiers ont desmoules réels qui leur fervent à jeter lestuyaux fans soudure. Ces moules sont descylindres de cuivre , creux , d’une largeur& d’un diamètre propres à lusage qu’on enveut faire. Ces moules font faits de deuxpieces qui s’ouvrentpar le moyen des char-nières qui les joignent, & qui fe fermentavec des crochets. La longueur de cestuyaux est ordinairement de deux piés &demi.

Les plombiers ont aussi des moules outables propres pour couler le plomb furtoile. Ces moules font différons de ceuxdont on fe sert pour couler les grandestables fur fable. Voye^-e n la description àYarticle Plombier , ou on enseigne la ma-niéré de jeter le plomb sur toile ;• & l’ articleOrgue.

MOULE , en terme de fondeur de petit plomb,sont des branches de fer réunies par unbout avec une charnière , pour pouvoir lesouvrir & tirer la branche de plomb qui s’yest faite. Chacune de ces branches est garniede trous disposés exactement vis-à vis l’unde l’autre , où l’on coule le plomb. II y aautant de sortes de moules qu’il y a de dif-férentes especes de plomb.

MoULE, en terme de Potier ^.c’est unmorceau de bois tourné fur lequel on ébau-che un ouvrage de poterie, profond comme,un grand creuset.

On appelle aussi moule une efpece dequarté retrait dans les angles, dans lequelon moule le carreau; il tient quatre car-reaux dans chaque moule.

Les moules à briques , à carreaux d’âtre r& les chauffrettes, ne font point retraitsdans leurs angles, & ne forment pas un>quarré régulier.

MOULE A FRANGE, ( rubannier. ) c’eílune petite planchette de bois mince &clongue de uà 14 pouces, dont les vivesarrêtes font abattues pour ne point couperles foies que l’on y met ; il y en a de quarta